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lundi 6 juin 2011

Compétences médicales de base

Je veux parler ici de compétences vraiment faciles à écquérir pour peu qu'on n'ai pas les deux mains dans des moufles. *rire*

Elles peuvent être utiles pour soigner un bobo, patienter en attendant des secours, mais aussi apporter des soins à vos animaux (car les soins sont rarement disponibles pour eux...)

Cet article n'a pas pour but de remplacer un médecin ou d'inciter à le faire!!
Il ne présente que des palliatifs, en cas d'urgence, à n'utiliser qu'en connaissance de cause! Ne jouez pas aux apprentis médecins!

D'abord, il s'agit de savoir porter un diagnostic simple:
  • observer les symptômes visibles mais aussi discrets (couleur de la peau, sueur...);
  • écouter les rythmes du corps (respiration, pouls, mouvements oculaires...);
  • savoir interroger intelligemment la personne (si consciente/cohérente) et/ou son entourage/les témoins.
Ensuite il faut connaître un minimum de maladies/malaises/soucis... Ainsi, il est possible d'identifier le ou les problèmes rencontrés.
On ne traite pas de la même façon une personne en état de choc parce qu'elle vient de se faire une fracture, et une personne frigorifiée (hypothermie)... même si les 2 sont apathiques et avec la peau froide! (la personne avec une fracture peut très bien ne pas parler de sa blessure! c'est du déjà vu)

Il serait trop long de présenter toutes les pathologies et bobologies existantes, alors je vais en développer quelques unes des plus courantes dans les posts suivants:
  • la brûlure ou le vilain coup de soleil (**** ce que ça fait mal!!!);
  • la coupure/dermabrasion;
  • la fracture/luxation;
  • l'occlusion intestinale/les difficultés digestives;
  • la diarrhée/gastroentérite
  • ...

vendredi 22 avril 2011

L'élevage familial du lapin

(Très inspirée par les lapins, ces temps-ci... *rire*) Comme le titre l'indique, j'aimerais ce matin aborder le sujet de l'élavage familial des lapins... (à l'opposé de l'élevage industriel).




D'abord, la nourriture pour les lapins (domestiques, puisqu'on ne va pas aller nourrir les sauvages)



Si vous écoutez les "pro" (=industriels), un lapin, c'est fait pour manger des granules séchées tout droit sorties d'usines... Ce serait le "seul aliment" tolérable par un animal si fragile (et bla et bla et bla...)

N'importe quoi!!
...Désolée, mais je n'ai pas pu m'empêcher de dire ce que je pense: quel animal au monde est fait pour manger ces espèces de trucs infâmes?! "Équilibré"? Forcément, vu la tonne de compléments chimiques (et pas forcément assimilables) mis dedans... Si vous achetez de tels aliments, vous allez vous ruiner pour -en plus- ne pas donner une vraie bonne alimentation à vos animaux.



Un lapin mange de façon normale de l'herbe, fraîche ou séchée (du foin quoi). Une croyance veut que l'herbe mouillée donne la diarrhée aux lapins... ce n'est pas le fait que l'herbe soit mouillée qui les rend malade, mais une fermentation non contrôlée. Donc si l'herbe est mouillée, pas de soucis pour en donner, mais donnez uniquement ce qu'ils peuvent manger en un temps assez court. Complémentez avec du foin.
Pour faire du foin, pas besoin d'une batteuse et de choses compliquées. Si vous avez accès à de l'herbe, prenez une paire de cisailles ou une faucille (des gants et un bâton, attention aux doigts avec les outils tranchants); choisissez une belle herbe/graminée, soit très jeune et succulente (vous en aurez peu, mais très riche), soit plus grande, souple, de préférence en grain (plus riche en fibre). Vous pouvez ainsi faire du foin "à la carte", pour donner plus de richesse à la ration des jeunes en croissance, et moins aux adultes en entretien...
Ne prenez pas un gazon plein de pesticides! Ça parait évident, mais des traces peuvent rester pendant 2 ans... Préférez un pré ou un bout de votre potager (si vous en avez un). Les bordures de route accumulent les toxiques, leur herbe est donc à proscrire, à moins d'être dans un coin paumé où presque personne ne circule...
L'herbe et le foin liment les dents et donnent du volume à la nourriture, ce qui équilibre le système digestif du lapin. Si vous avez des lapins et qu'ils n'ont jamais mangé que de l'industriel ou du sec, faîtes attention lors de la transition: allez-y doucement, même si l'animal en redemande... Il pourrait faire des diarrhées car, même s'il sent que l'herbe humide lui fait du bien, son tube digestif ne s'habitue pas instantanément. Un lapereau qui a commencé à manger de l'herbe avec sa maman n'aura évidemment pas ce problème.

Pour compléter ce régime un peu pauvre en goût (le lapin y est plus sensible que nous!), prenez des laiterons, du panais sauvage, etc etc... Le laiteron pousse souvent en groupes plus ou moins compact; si vous coupez (sans arracher la racine), vous aurez plusieurs récoltes en une année, et les plantes reviendront l'année suivante. Ne coupez pas toujours au même endroit, afin de permettre aux plantes de refaire leurs réserves...
Des légumes et des fruits finissent de donner vitamines et minéraux: classiques feuilles de chou, disponibles tout l'hiver (attention, pas trop d'un coup à un lapin pas habitué, sinon diarrhée), betteraves fourragères, carottes, pommes... et toutes vos épluchures de ces mêmes plantes. Attention, le persil peut couper le lait des mères; à n'utiliser que pour les trop bonnes laitières qui ont encore les tétines pleines alors que les petits s'en désintéressent... Par contre il est très apprécié des lapins pour ses vertus rafraîchissantes et digestives.

Le "complément final" se compose de pain sec (classique), de céréales telles que de l'avoine, de l'orge... Les besoins sont très faibles (de l'ordre de 50-100gr par animal et par jour pour les grandes races), donc faîtes attention à ne pas surdoser. Il vaut mieux que le lapin se gave d'herbe, plutôt que de pain! Sinon vous en ferez un gros machin au fanon qui traîne par terre, et qui risque la crise cardiaque... pour les femelles, la fertilité s'en ressent (risque non négligeable d'avortement ou de morts-nés...)

Des études scientifiques ont prouvé que les animaux ne sont pas des idiots: si vous leur mettez à disposition des compléments minéraux, ils ne consommeront que ce dont ils ont réellement besoin. (S'ils se gavent de pain, c'est par gourmandise et par ennui, pour ronger quelque chose... comme nous grignotons sans faim devant la télé...) Mettre à disposition de chaque animal un bloc lui permet de consommer ce dont il a besoin. Une amie met même du souffre en poudre, mélangé à d'autres ingrédients, en libre-service dans le fond d'une augette. L'animal lèche ce dont il a besoin, pour tuer ses vers intestinaux, entre autre, mais aussi pour entretenir le pelage... Un éleveur de lapins (bio) donne lui du sel de Guérande mêlé à de la poudre d'algues: les lapins prennent ce dont ils ont besoin.
La base de la pierre minérale (vendue dans le commerce), c'est de la chaux... Vous pouvez très bien "couler" de telles pierres chez vous (utilisez des bols en plastique comme moules). Vous pouvez y ajouter des compléments chimiques, mais sachez qu'au bout de quelques mois à... quelques jours, la majorité ne sera plus réellement efficace car ils sont volatils. Préférez utiliser des ingrédients naturellement riches en minéraux divers. Par exemple vous pouvez faire une pierre dans laquelle vous coulez des coquilles d'huîtres et/ou de moules broyées, de l'algue séchée et broyée (ou en petits morceaux)... Vous pouvez ramasser tout ça en allant à la plage. Sinon vous pouvez faire une pierre dans laquelle vous coulez de la prêle séchée et hachée, du foin d'ortie pulvérisé...
C'est selon vos moyens (près de la mer...) et votre inspiration!
Sachez que plus vous donnez de choix aux animaux, plus ils seront en forme, car ils équilibreront d'eux-même leurs minéraux.



J'ai failli oublier un point d'une évidence telle... qu'on l'ignore souvent: l'eau.
Un lapin boit. Si si. Il boit peu en général, car son alimentation de plantes fournit une grande majorité de l'eau dont il a besoin. En cas de chaleur, ou d'allaitement, un lapin peut boire jusqu'à un litre d'eau par jour!!!
Laissez donc toujours de l'eau à disposition, de préférence dans un bibi ou dans une gamelle en métal (laissez tomber le plastique, les lapins sont des lagomorphes, cousins des rongeurs, et ça se voit...) Oubliez les auges, bols, et autres: il y a toujours des cochonneries dedans, et même en le changeant 2 fois par jour, l'eau est sale; le lapin risque d'attraper des maladies en buvant ce bouillon.




La nourriture n'est rien sans l'hygiène de vie qui va avec.
Brièvement, l'animal doit être dans un endroit propre, quel qu'il soit; il ne doit jamais patauger dans son urine et ses excréments. La litière doit être soit fine et renouvelée souvent, soit épaissie à chaque visite pour laisser le lapin hors du contact humide de la litière sale; cette litière "profonde" doit être changée en totalité (quand même) tous les mois environ; cette technique très pratique est difficilement applicable dans un clapier, car l'épaisseur de litière augmente vite... le lapin se trouve "plaqué" contre le plafond, sans pouvoir se lever pour s'étirer... Bof...
La vie en clapier, si elle permet d'élever des animaux avec "presque rien", n'est pas idéale pour le développement physique (et psychologique) des animaux. L'idéal est d'avoir un parc pour chaque groupe de reproduction. Evidemment, cette méthode demande beaucoup de place.

Pour ma part, je suis en train de construire mes "clapiers de rêve"... 

En attendant, mâles et femelles sont dans une grande pièce de dépendance, ouverte sur l'extérieur, avec une bonne litière. Des cachettes permettent aux 2 jeunes mâles de cohabiter sans heurts.

J'élèverai de la façon suivante:
  • Les "groupes de reproduction" seront ensemble, avec un parc extérieur (avec des jouets et cachettes) et un parc intérieur (qui abritera les nichoirs)
  • Les jeunes à l'engraissement seront installés dans des clapiers réunis, par groupe de sexe (les filles d'un côté, les garçons de l'autre).
  • Les futurs reproducteurs, par contre, rejoindront la "vie active" d'un groupe qui a accès à l'extérieur.
  • Je m'arrangerai pour toujours laisser un maximum de place (même en clapier) aux animaux. Des nichoirs, cachettes, des jeux, des branches et pierre minérales à ronger... Un lapin est plutôt casanier, et la claustration ne lui est pas désagréable si l'endroit répond à tous ses besoins. C'est ce que je m'efforcerai de faire dans mes clapiers auto-construits.

En parlant des clapiers: abandonnez ces clapiers en béton, posés dehors... Ils sont froids, humides, retiennent la condensation. Si vous vivez dans un endroit un peu humide, il vous faudrait mettre une tonne de litière pour que l'animal soit "à peu près bien". (Si vraiment vous n'avez que ça, mettez ces clapiers dans un bâtiment ouvert, comme une grange, bien exposés mais pas au soleil du midi... l'est est le mieux, l'ouest pas mal... là, vos lapins profiteront du climat "tempéré" du bâtiment, ça limitera l'humidité dans leurs maisons...)

Pour ma construction, je vais tenter le bois (en ossature, peint à la chaux avec des extraits de piment pour décourager le rongeage...), et le béton cellulaire si je peux me le permettre; sinon, j'utiliserai du béton de chaux-paille comme ragréage pour faire des sols étanches et ne craignant pas l'urine (avec un petit coup d'enduit en chaux hydraulique histoire d'être bien sûre). Je ne ferai pas de caillebotis car je rêve d'avoir des lapins rex... or ces animaux-là, à cause de leurs gênes qui leurs donnent ce poil si doux, on souvent la peau plus fine et plus fragile; marcher sur du grillage leur blesse rapidement le dessous des pattes; je préfère donc nettoyez plus souvent! (Ça me fera plus de fumier... *rire*)
Les portes seront classiques, en grillage afin de donner un maximum d'air et de lumière, sur une ossature bois. Dessus, je rajouterai racks à verdure, trémies pour complément, et bibi... un vrai self-service facile à remplir de l'extérieur. Ca sera utile car le mur où je vais appuyer les clapiers est grand... il pourra soutenir plus d'une trentaine de chambres!
Je n'ai même pas encore défini toutes les mesures de mes clapiers... Je posterai une fois que tous les plans seront OK...






En attendant, voici les schémas et idées concernant mon "immeuble à lapins"!
L'angle nord du hangar est occupé par un poulailler à "2 étages" qui permet de loger oies, canards (au sol) mais aussi poules (perchées au dessus de crottoirs, pour éviter de doucher les animaux en dessous!

Le mur est est couvert par une rangée de clapiers (j'ai mis 6 pour l'exemple).
Chaque clapier fait 75cm de profondeur, autant de haut, et 1m de largeur (environ: je verrai les côtes exactes en mesurant). Tous les clapiers voisins communiquent les uns avec les autres; sur les côtés, des petites portières "classiques" permettent quand on les ouvre de mettre plusieurs cases horizontales ensemble, par exemple pour un groupe de jeunes; en hauteur, des tuyaux transpercent le sol et sont équipés de bouchons; ouverts, ils permettent aux animaux de monter et de descendre, comme dans un terrier!
Tous les clapiers seront équipés de "hublots", des tranches de bouteilles scellées dans le mur afin d'apporter un maximum de luminosité dans chaque case.

Les clapiers du bas sont équipés chacun d'un tuyau qui traverse le mur, légèrement incliné vers l'extérieur. Ces tuyaux peuvent être fermés par des bouchons afin d'interdire la sortie. Chaque clapier (pas le pondoir!) permet donc de sortir dans un parc clôturé.
Etant donné le besoin d'espace des mères pour nicher, l'installation n'est pas prévue pour accepter autant de groupes de reproduction que de parcs, mais seulement moitié moins. Ainsi, une rotation est effectuée entre les parcs, laissant le temps aux parasites de mourir, et aux plantes de repousser.
Dans l'exemple, 6 clapiers de large (donc 6 parcs) permettent d'abriter confortablement 3 mâles reproducteurs, leurs petites femmes, et leurs bébés. Seule une grossesse "à risque" pourrait justifier de retirer une mère de son groupe de reproduction; dans ce cas, elle aurait une case, isolée, rien que pour elle et ses bébés. Mais normalement, les lapins sont des animaux sociables qui ne s'isolent qu'au moment d'allaiter, dans le nid. La vie sociale est au contraire importante pour faire des lapins moins peureux, moins hypersensibles, et donc qui profitent mieux de la nourriture.

Certains "clapiers" deviennent en fait des pondoirs/convoirs. C'est pratique de voir le nombre d'oeufs présent dans le nid d'un coup d'oeil, ou de pouvoir enfermer une poule qui couve sans la déplacer... Mes "clapiers-pondoirs" permettront aux volailles de pondre et de couver confortablement, tout en me laissant un plein accès et la possibilité de contrôler leurs allées et venues.

Les quelques clapiers présents sur l'autre mur (nord-ouest) serviront principalement pour l'engraissage, car ils n'ont pas d'accès à l'extérieur, et seront un poil moins clairs que ceux exposés à l'est... ils n'auront pas de hublots: exposés aux intempéries, ils feraient perdre trop de chaleur.

Bon, tout ça, c'est de la théorie, il va falloir maintenant appliquer!!! :-D

lundi 11 avril 2011

Le couple, la famille, le clan… des notions dépassées ?

Ce matin, drame personnel d’un collègue de bureau. Après plusieurs années de mariage, la naissance d’une belle petite fille… il a suffit de quelques messages facebook d’un ex « premier amour » pour que tout chavire. Mensonges, divorce, bataille sur les biens du couple, et évidemment déchirement concernant la petite. Je lui souhaite du fond du cœur autant de courage et de chance qu’il pourra utiliser.



Au-delà de la douleur que provoque cette situation, elle interroge aussi sur ce qu’est le couple aujourd’hui.

N’étant pas chrétienne convaincue (loin de là), ce n’est pas pour moi une cellule « reproductrice » qui vise uniquement à multiplier l’humanité… (elle est déjà bieeeeen assez nombreuse à mon goût…)

Malgré tout je ne peux imaginer un couple avec enfant(s) qui ignorerait ses responsabilités face à ces jeunes humains… encore incapables de survenir à leurs besoins…
Un couple, pour moi, est l’union de 2 personnes (de sexe différent ou du même sexe, peu importe). Ces personnes s’aiment (tout simplement !) et veulent vivre ensemble, et construire leur vie à 2. Si les 2 ne font pas « tout ensemble », elles souhaitent construire un « projet commun » ; les enfants sont une partie naturelle de ce projet. (Et il ne me choquerait pas qu’un couple homosexuel adopte des enfants : qu’est-ce qui est mieux ? …des enfants abandonnés dans une institution, ou des enfants avec des parents « un peu bizarre » ??... On n’a jamais demandé leur avis aux enfants, par contre les psychologues farcis de belles théories d’Untel ou de Machin ont bien posé leurs marques sur la loi… en fait personne ne sait comment des enfants vivraient cette situation… Bref, c’est un autre débat…)
Si le couple a des enfants, tout de suite les responsabilités changent. On ne parle plus uniquement d’adultes responsables, mais aussi de petits humains qui nécessitent des soins… Incapables de subvenir à leurs besoins, ils ont absolument besoin de l’amour et des soins des adultes. C’est (dans la nature) le rôle des parents. Si certains animaux laissent la mère, seule, assumer l’élevage des petits, les humains vivent dans un monde « à eux », bien à part. Les difficultés financières, sociales, temporelles… rendent l’élevage des petits « à deux » nécessaire, si ce n’est indispensable, pour être mené correctement.  Il est donc de la responsabilité des DEUX parents d’élever leurs petits.

La famille, ça serait donc la réunion de tous les niveaux d’enfants, de parents, de cousins…
En réalité, avec les diverses séparations, les remariages, etc etc… la famille est un ensemble de personnes qui sont liées par le sang et l’affection (surtout !) : un enfant adopté est tout autant l’enfant de ses parents que celui qui est issu de leur sang.
La famille, c’est donc le rassemblement de ces « responsabilités » mutuelles, liées par l’amour, l’affection, la confiance. Ce que je dis peut sembler « bisounours », mais qu’est-ce qui engage les gens à prendre soin les uns des autres ? Pourquoi les parents s’occupent-il de leurs enfants ? Pourquoi les plus jeunes s’occupent-il des aînés devenus trop vieux pour subvenir à leurs propres besoins seuls ?

Ah, oui, j’oubliais ! Dans la société actuelle, on ne s’occupe plus de « ses vieux ». Ils sont placés en maison de retraite (alias « mouroir »), afin d’écouler les derniers jours de leur vie sans gêner le rythme de vie trépidant de leurs puinés…
Dans un monde « apocalyptique », retourné « à l’âge de pierre », sans pétrole, sécurité sociale, ni maison de retraite, les « vieux » retrouveraient leur place normale dans la société : ils sont les gardiens paisibles des enfants et de la maison ; ils sont une source de sagesse et de savoir (artisanal ou historique)… Bref ils sont tout sauf un poids pour la société !

Quand je pense « petit vieux », je pense toujours à mon grand-père, personne autonome s’il en était. Se sentant devenir trop vieux, il a préféré se suicider plutôt que de devoir être placé en maison de retraite… comme un croulant…
Mon regret et ma culpabilité, c’est de ne pas avoir eu le temps de l’inviter chez nous [ma maison et celle de mon compagnon] : nous voulions lui installer un « studio » en rez-de-chaussée, et lui laisser sa liberté d’aller et venir à sa guise, bref, son autonomie ; ses lapins (en l’aidant en cueillant de la verdure pour lui), ses poules pour les œufs, son chien… tous étaient les bienvenus avec lui.
Tout ce que j’aurais voulu « en échange », c’est sa présence, et sa participation tranquille aux travaux de ferme qu’il appréciait tant…
Mais (avant que nous n’achetions la maison, mon compagnon et moi) nous avons fini la barrique de cidre tous les deux devant un bon repas… A l’automne, il s’était tué, sans donner aucun signe avant-coureur. Je n’avais eu le temps de rien…

Donc je veux souligner l’importance des personnes âgées : comme disent les viking « un homme mort ne sert à rien, un éclopé ou un vieillard rendent service à la communauté ». Il n’y a aucune honte à ne pas être Superman, tant qu’on se rend utile aux autres.

Par extension, le clan, c’est le groupe familial étendu, ou même plusieurs familles amies.
La notion de clan est un peu celle d’un petit village, celle de gens qui vivent proches les uns des autres ; ils se connaissent et s’entraident…
Tout comme les « vieux » sont aujourd’hui délaissés car « pas le temps de s’occuper d’eux », la notion de clan semble totalement ignorée. La cohésion ? Une illusion d’idéal. L’entraide ? Uniquement si elle peut rapporter un avantage…

Si on considère toutes les hypothèses auxquelles les survivalistes/preppers/… se préparent, on réalise très vite que l’entraide est indispensable.
Nos ancêtres, sans facilités telles que les nôtres, n’ont survécu que parce que l’entraide était nécessaire. Peut-être, d’ailleurs, n’était-elle pas auréolée de gloire comme aujourd’hui… être aidé signifiait qu’il fallait rendre le bien qui nous avait été fait… plus le bien était grand, plus on était « endetté » envers la personne ou le groupe ; mais on était en vie ; on était lié aux autres.
Aujourd’hui, c’est (vulgairement) « chacun pour la gueule » (« et le Bon Dieu pour tous » comme dit l’expression).
WTFHTF*, il faudra s’entraider pour vivre, ou même tout simplement survivre… S’il n’y a plus de pétrole, d’électricité, de commodités modernes… Comment se chauffer, se préparer à manger, ou même trouver à manger ? … Les plus « faibles », les personnes âgées et les enfants, seraient les premiers à souffrir de cette situation extrême. Sans « vieux », pas de mémoire, sans petits, pas d’avenir…

Si on prend tout simplement une grosse tempête hivernale, qui fait péter les conduites de desserte d’eau, tomber les fils électriques et téléphoniques, et empêche les commerces d’être alimentés, que se passe-t-il ? …
On a un petit retour quelques siècles en arrière.
La majorité n’étant préparée en rien (pas de réserve alimentaire, de chauffage d’appoint non électrique, d’accès à l’eau, etc etc…), il n’y a que l’entraide qui peut les aider. Ceux qui se sont préparé ont alors intérêt à être drôlement zen, généreux, et préparés (!!!) pour aider les voisins… Il leur faut encore plus de nourriture pour pouvoir en dépanner ; s’ils ont un petit poêle à bois qui rouille dans le garage, ils aident la famille avec un enfant en bas-âge ; ils avancent le bois avec… etc etc…

Si on imagine une crise à plus long terme, là, ça devient carrément critique : les quelques personnes préparées ne pourraient pas assumer « tout la misère du monde »… Le clan deviendrait la cellule de base de l’entraide : au sein du clan, les choses sont « gratuites » en attendant un retour futur…
A l’extérieur, on parle de commerce ; on attend un retour en nature ou en service, mais de façon beaucoup plus contractuelle : on se met d’accord dès le début sur la nature de l’échange.



Toutes ces notions d’entraide, de responsabilité, de générosité… mais aussi de dureté (celui qui est hors du clan se débrouillera seul si on ne peut pas l’aider sans se mettre en danger), semblent totalement absentent du monde d’aujourd’hui.
Tout le monde fait « pour soi ».
L’enfant est presque un produit pour les parents, un acteur de consommation pour la grande distribution, une situation anormale de l’adulte pour certains médecins…
La famille ? C’est un point d’ancrage pour les extrémistes (religieux…), sinon c’est un moyen publicitaire…
L’entraide « gratuite » entre voisins, collègues, ou autres ? Une illusion, ou pire, un piège ! Toute personne qui vient aider est forcément suspecte. Au contraire, ne pas aider ostensiblement « n’importe qui » est mal vu : mais quelle est cette personne qui se permet de juger ainsi qui elle veut aider ?…
Comme toujours le monde marche sur la tête !

Étant survivaliste, je fais attention aux risques de la vie de tous les jours, je me prépare tranquillement à la fin du pétrole accessible (olduvaï), et j’essaie d’atteindre une auto-production (au moins alimentaire) qui me donnera un certain confort.
Je sais déjà qui j’aiderai malgré son absence de préparation, et qui je laisserai « la gueule ouverte ».
Ceux qui, alors qu’on débarquait, jeune couple dans un village reculé, nous ont accueilli, aidés même, avec leurs faibles moyens, ils seront les bienvenus quelle que soit la merde dans laquelle la civilisation serait plongée ; je ne dirais pas que j’irais les chercher « jusqu’en Enfer », mais c’est l’idée ; je sais qu’ils feraient pareil pour moi et les miens.
Ceux qui ont retenu leur « bonté », en allant jusqu’à mentir pour ne pas aider alors que l’aide ne leur coûtait rien… ils pourront rester avec eux-même.
En cas de crise, je ne veux pas de poids, de boulets, d’égoïstes qui même dans le confort, n’aident pas leur voisin dans le besoin. Je préfère un petit vieux qui se déplace à 2 à l’heure, un bébé qui braille, ou autre : tant qu’ils ont la volonté d’aider (par exemple les parents du bébé en question *rire*), ça me va.
Les autres, niet, dehors !

Cet état d’esprit semble « dur » quand on voit le monde de consommation dans lequel on vit. Quoi qu’on veuille, il « suffit » de l’acheter. Les interactions entre personnes sont réduites au strict minimum des besoins commerciaux (ou sexuels, éventuellement)…
Mais quand on parle de survie, on fait appel à des notions très anciennes d’entraide… et l’entraide, ça ne s’échange pas avec n’importe qui, n’importe comment…
Réfléchir à une préparation (face aux risques), c’est une chose, mais on n’est jamais seul au monde. Ce ne serait pas sain, et de toute façon ce serait impossible. Réfléchir à nos relations avec les autres est donc une part de la « préparation aux risques » ; parce qu’un risque, ça peut aussi être une personne (ou un groupe) qui vient lors d’une crise pour vous demander (ou exiger) de l’aide…
J’aborderai le sujet « puant » des « zombies » dans un prochain post… *rire*



*WTSHTF When The Shit Hit The Fan, « quand la merde frappera le ventilateur » en anglais, bref quand une situation vraiment merdique se déclanchera… Acronyme de survie qui désigne une énorme crise type « apocalypse sociale », principalement…

mardi 5 avril 2011

FFOMECBLOT

FFOMECBLOT est un acronyme issu du monde militaire (qui se prononce "fomecblote") Il sert à se rappeler toutes les choses à prendre en compte pour un camouflage réussi:
  • Fond: c'est le facteur primordial du camouflage pour la majorité des gens ; en effet, les humains sont des animaux très visuels ; le camouflage doit donc prendre en compte le "fond", qui est l'environnement ; on ne se camoufle pas de la même façon en ville (milieu urbain, grisâtre), dans une campagne verdoyante (verte et brune), et dans un désert (sable beige...)....
  • Forme: une des clés du camouflage, c'est de brouiller les formes  l'œil humain est attiré par les formes "connues" (silhouette humaine, véhicule...)  dissimuler ses formes avec des tâches de couleur, des tissus (cheish), etc... c'est ralentir voir éliminer leur perception... il faut voir pour ça les tenues "buisson" des tireurs d'élite, qui dissimulent totalement leur forme pour les transformer en touffe d'herbe...
  • Ombre: une ombre, c'est une forme... mais les ombres nécessitent un soin particulier; si le soleil est rasant, des ombres disproportionnées peuvent trahir l'avancée d'un convoi plus sûrement que s'il klaxonnait... de la même façon, un humain sur le haut d'une crête, soleil dans le dos, est comme "souligné" par son ombre...
  • Mouvement: le mouvement attire le regard de tous les prédateurs; nos yeux, placés sur le devant de notre visage, sont faits pour repérer le mouvement; un déplacement doit donc se faire à couvert, sinon il est visible "comme le nez au milieu de la figure"... se déplacer de nuit est une solution comme une autre...
  • Éclat: LE point qui trahit pas mal de gens qui essaient de se camoufler, c'est l'éclat de leur matériel; leurs gamelles brillent, mais aussi leurs lunettes, leurs piquets de tente, et tout ce qui est en métal; c'est une des raisons pour lesquelles les armes militaires sont en "oxyde noir", un noir mat qui ne reflète pas le soleil;
  • Couleur: se balader en rose fluo dans la nature n'est pas très discret; pour se camoufler, il faut adopter les teintes de l'environnement; la plupart des tenues "cam" sont vertes, brunes... (si elles sont destinées à la campagne), beiges, marron clair... (pour le désert), ou grises (pour le cam urbain)
  • Bruit: même si l'humain est un animal "visuel" principalement, une personne expérimentée (soldat, ou tout simplement randonneur...) pourra reconnaître les bruits "normaux" de son environnement, et ceux qui viennent d'activités humaines: paroles, claquement de matériel, de gamelles... c'est la raison pour laquelle la plupart des convois ont lieu dans le silence; un moteur est aussi particulièrement bruyant; attention: le vent porte le bruit de la même façon qu'il porte les odeurs!
  • Lumière/Lueur: ce n'est pas pour rien que la lumière est utilisée pour faire des signaux, de nuit, ou pour se signaler... rien n'est plus visible, de nuit, qu'une lueur de feu de camp ou de lampe-torche; si vous voulez vous dissimuler au mieux, oubliez les lumières artificielles; en plus, elles "abîment" votre vision nocturne, qui met environ 40min à être optimum! Dommage... Truc: pour lire une carte, utiliser de la lumière rouge évite que l'œil ne s'habitue!
  • Odeur: l'odeur de gasoil, par exemple, trahit le passage d'un convoi motorisé... mais l'odeur de cigarette peut faire le même effet; des gens particulièrement sales peuvent se sentir (et on sent leur campement); l'odeur de fumée d'un feu de camp est aussi un indice immanquable de la présence de gens... Bref si vous voulez limiter les odeurs, restez propre tout en bannissant les parfums, et gardez votre campement nickel; si vous faîtes un feu, enterrez-le ensuite sous de la terre mouillée afin d'étouffer toute odeur...
  • Traces: les traces, justement, permettent de pister une personne ou un groupe; les premières auxquelles on pense sont les traces de pas; elles sont plus ou moins présentes selon le sol, marquées dans la terre humide, elles s'efface totalement dans les graviers, sur la roche, ou la terre dure... Mais les traces laissées derrière le passage d'un groupe sont aussi parlantes: elles peuvent "dénoncer" le nombre de personne, la composition du groupe (hommes/femmes, présence d'enfants, armement...); ainsi pour être camouflé au mieux, il ne faut rien laisser trainer derrière soi; ni déchets de nourriture, sacs plastiques, douilles/étuis de munition... RIEN.
Être FFOMECBLOT, c'est apprendre à laisser le moins d'indice de son passage.
 Face aux équipements existants (thermiques..), de telles précautions peuvent paraître inutiles, mais prendre de bonnes habitudes (par exemple en randonnant) permet de ne pas attirer l'attention plus que nécessaire sur ses activités.
Le jour où vous voudrez vous exfiltrer d'une situation "kipu-un-max" sans vous faire repérer, vous serez content d'avoir de bonnes habitudes de discrétion... et si toute votre petite famille a acquis le réflexe de ne pas faire de bruit, de ramasser ses affaires, bref, d'être discret... Probablement vous sauverez vos vies en limitant la casse.

Allez, il fallait bien que je fasse un petit article survivaliste "pur et dur", quand même!! *rire*

    lundi 4 avril 2011

    The Myst

    Ce week-end, j'étais bloquée du dos. J'ai donc levé le pied concernant le jardinage et les travaux de force, et j'ai parfait ma maigre culture filmesque.

    J'ai donc regardé The Myst, film tiré d'une nouvelle de Stephen King...


    ATTENTION SPOILER

    The Myst raconte l’histoire d’un père et de son fils… après une forte tempête qui abime leur maison, ils se rendent au supermarché pour acheter de la nourriture et de quoi bricoler les dégâts (en attendant les réparations des professionnels). Là, ils se trouvent bloqués à l’intérieur par un étrange brouillard. Chimique ? Naturel ? L’armée, les pompiers… tous semblent mobilisés, mais personne ne sait pourquoi.
    La peur gagne les gens alors qu’une femme bigote se met à prêcher, expliquant qu’il s’agit de l’Apocalypse.
    Lorsqu’un jeune homme est emmené dans le brouillard par des tentacules monstrueux, les quelques témoins ne peuvent en croire leurs yeux. Ils essaient d’expliquer le danger aux autres, mais personne ne veut les croire.
    La nuit, les choses empirent alors que des « moustiques » de la taille de chats se posent sur les vitres du magasin. Les lumières les attirent… Et leurs prédateurs arrivent ; ils passent accidentellement à travers la devanture, et prennent goût à l’humain. Une jeune femme est piquée à la gorge par un « moustique » et meurt étouffée…
    3 militaires étaient bloqués dans le magasin. 2 d’entre eux se pendent dans l’arrière-boutique, terrifiés à l’idée que les autres personnes ne les pensent responsables : en effet ils étaient au courant d’expériences visant à ouvrir une fenêtre sur une autre dimension. Les monstres dans le brouillard viendraient de là.
    La frénésie religieuse est à son comble : le dernier soldat présent est gravement blessé à coups de couteau, avant d’être jeté dehors « en offrande » à la bête.
    Le père et son fils, soutenu par un petit groupe, décident de fuir à la nuit tombée. Un agent du magasin leur a préparé des sacs de nourriture près d’une caisse. Mais la bigote veille, et tente de les faire jeter en pâture aux monstres. Elle finit une balle dans la tête.
    Le petit groupe s’enfuit alors à travers le parking, où ils perdent quelques membres aux monstres tapis entre les voitures. Ils passent, en partant, devant la vitre du magasin : les anciens dévots de la prêcheuse les regardent avec envie et désespoir.
    La maison du père et de son fils est une ruine couverte des toiles des araignées monstrueuses… Le cadavre de la mère y est suspendu… Ils partent alors « aussi loin que leur essence les mènera ». Ils ne traversent que du brouillard et de la désolation : tous les véhicules qu’ils dépassent sont arrêtés sur le bord de la route, passagers morts à l’intérieur, ou manquant…
    Une fois en panne d’essence, les 2 hommes du groupe décident d’utiliser une « solution finale ». Terrifiés par les grondements des monstres, invisibles dans le brouillard, tout autour d’eux, ils décident d’utiliser les 4 munitions qui leur restent pour se suicider. Comme ils sont 5, le père se « sacrifie » en tuant les autres, puis reste sans moyen de défense, ni appui humain.
    Il sort de la voiture afin de s’offrir comme appât aux monstres. Et au lieu de voir sortir une créature du brouillard, c’est un char, suivi de multiples camions chargés de survivants. Des militaires à pied, en combinaison NRBC, lance-flamment les nids d’insectes autour du convoi.
    Il a tout perdu, et a même tué ceux qu’ils aimait, par pur désespoir.



    Ce film est pour moi un « modèle » de comportement humain en cas de stress, surtout en groupe :
    • les gens, en groupe, ne réfléchissent pas par eux-même ; ils suivent « l’autorité », il peut s’agir d’un médecin, d’un avocat, et beaucoup plus souvent d’une personne religieuse. Suivre un « guide » leur donne une impression de contrôle, de puissance, de cohésion ;
    • en cas de stress ou de choc, les gens ne pensent plus de façon raisonnable ni constructive. Ils n’ont plus de raisonnement correct (« il se passe ceci parce que cela, je vais donc faire comme ça… »). Ils n’ont pas non plus de comportement de protection (stockage spontanné de denrées alimentaires, de médicaments, d’outils… calfeutrage dans une pièce…)
    • tout individu qui essaie de penser et de raisonner est vu comme un « fou » dangereux » ; à plus forte raison s’il était dans le vrai depuis le début, il devient la personne à abattre car elle dérange l’illusion de société reconstituée à huis-clos ;
    • le désespoir est le pire ennemi lorsqu’on essaie de réagir de façon à survivre à une situation dramatique, d’autant plus si cette situation est incompréhensible ; les gens sont « nez dans le guidon », ils ne voient plus au-delà de leurs réflexes… ce qui mène invariablement dans le mur… Dans le film, les survivants auraient pû siphonner de l’essence sur l’un des multiples véhicules arrêtés au bord du chemin ; ça n’aurait surement pas été pire que de se suicider, surtout qu’il restait quelques munitions. Ils auraient aussi pû chercher un abri « intéressant », comme un autre centre commercial, afin d’avoir des réserves de nourriture, de boisson, de médicament, et pourquoi pas des outils utilisables comme armes… Toutes ces possibilités, ils ne les ont pas vues car ils avaient intégré, inconsciemment ou non, les paroles concernant l’Apocalypse de la bigote.
    Même s’il ne s’agit que d’un film, les réactions humains sont plutôt bien dépeintes (comme dans tous les Stephen King d’ailleurs !)

    On peut tirer quelques conclusions utiles :
    • si on se retrouve bloqué avec des éléments perturbateurs dans un groupe humain, il vaut mieux, dès que possible, évacuer vers un autre endroit : les gens dont le premier danger en cas d’enfermement de (plus ou moins) longue durée, surtout sous stress ; essayer de les convaincre ne sert à rien : s’ils ne sont pas sensibles à la raison en temps normal, ils le seront encore moins en situation de stress ;
    • en cas de stress, il faut se forcer jusqu’à le faire comme une seconde nature, à stocker un minimum, et plus si possible ; toujours garder sur soi un sac avec le minimum (outil, eau, feu, médocs…) et garder à portée de main un sac de vivres, est une grande aide pour survivre à toute situation (effondrement de l’abri, évacuation d’urgence…) Ce réflexe n’en n’est pas un, il le devient lorsqu’on y pense consciemment ; pourtant il peut sauver des vies ;
    • réfléchir est notre arme majeure en tant qu’humains ; si réfléchir de façon négative peut mener au désespoir (et au suicide, comme dans le film), réfléchir de façon constructive et créative permet de vivre ; la réflexion aurait permis aux gens de se calfeutrer dans des locaux sans fenêtre afin de ne pas attirer les « insectes » du brouillard ; elle aurait tout simplement évité qu’ils ne laissent les lumières allumées (ce qui attirait les insectes, de façon logique) ; les fuyards auraient ensuite pû siphonner de l’essence pour aller plus loin ; ils auraient aussi pû décider de prendre refuge dans un autre commerce (car ils connaissaient la région) afin de s’abriter les monstres, mais aussi d’avoir des réserves ; de plus les armureries sont légion aux Etats-Unis : trouver des munitions n’était qu’une question de réflexion et de volonté…
     
    J’avais déjà réfléchi aux « clefs de la survie » d’un point de vue comportemental, mais ce film me les a confirmées :
    • une fois une « situation d’urgence » déclarée, et jusqu’à ce que tout soit redevenu « normal », toujours être prêt ; ceci entend être prêt mentalement (pas de drogue, d’alcool…), mais aussi physiquement (paquetage prêt à être saisi…) Si on ne peut pas être « en alerte rouge » tout le temps, il est important de ne pas baisser sa garde lorsqu’il y a une vraie situation… Être préparé correctement en temps normal (kits prêts à être utilisés) permet de faire face à une situation de crise au plus vite…
    • une tentative de convaincre les autres est le maximum à donner : face à un groupe opposant, il ne sert à rien de perdre son temps à essayer de le convaincre. Il vaut mieux prendre ses cliques et ses claques, du matériel (tant qu’aucun leader ne veut se l’approprier), et dégager ailleurs ; cet endroit précis où vous étiez tous n’est pas forcément mieux qu’un autre, bien au contraire ;
    • dans beaucoup de crises, c’est la trop grande concentration de personnes au même endroit qui provoque les plus grandes pertes humaines : l’absence d’hygiène, les conflits inter-humains, etc etc… Se partager en plusieurs plus petits groupes, chacun dans un abri, est souvent plus adapté ;
    • quelle que soit la situation foireuse dans laquelle vous êtes, qu’elle soit compréhensible ou non… ne désespérez pas ! Si vous êtes encore en vie, c’est une chance ! Ne la gaspillez pas ! Profitez-en pour survivre un maximum. Dans le film, c’est le désespoir de ne jamais en sortir qui les pousse au suicide ; si un jour vous êtes dans une « big deep shit » (« belle grosse merde » en français *rire*), ne vous laissez pas abattre ! L’humain a toujours été une espèce inventive et robuste, c’est ce qui lui a permis d’arriver jusqu’à aujourd’hui.



    De façon pratique, que faire en cas de crise ?
    Tout dépend de la nature de la crise en question !

    Dans le film, la crise n’est pas immédiatement identifiée.
    D’abord, le brouillard pourrait être naturel, descendant des montagnes après une grosse tempête.
    Rapidement, on pourrait penser qu’il s’agit d’un brouillard chimique, plus ou moins toxique (les gens qui y partent ne reviennent pas, personne n’en sort en tout cas…)
    Mais dès qu’on parle du « monstre aux tentacules », le brouillard semble « surnaturel ». Quoi qu’il en soit, il faut estimer les risques réels : d’abord, le brouillard empêche de voir le danger venir ; ensuite, le brouillard dissimule des « monstres » de différentes tailles, du petit « moustique » à l’immense monstre à tentacules.
    Connaissant ces risques, il apparaît nécessaire à court terme de se calfeutrer dans un abri aussi solide que possible, avec un maximum de réserves, en faisant le moins de bruit et de lumière. FOMECBLOT donc… (=le plus discret/camouflage possible)
    Étant donné qu’il n’y a pas de radio ni de nouvelles institutionnelles, on peut alors se questionner sur la venue d’une aide d’état… Rassembler des armes pour résister à moyen terme devient indispensable.
    Si de l’aide ne venait pas, à long terme, il ne faut pas paniquer : une organisation correcte permettrait de cultiver et d’élever de quoi se nourrir, au-delà des boites de conserve ; il faudrait pour cela se déplacer vers des bâtiments de type agricole, les nettoyer des « locataires du brouillard », et les renforcer. Les sorties en extérieur nécessiteraient d’éliminer les créatures les plus petites, et de guetter les plus grandes…
    Quoi qu’il en soit, la survie serait possible. Comme je le disais plus haut, les humains sont des survivants.

    De la volonté, de l’intelligence, une bonne organisation, voilà les clés de la survie !

    lundi 28 mars 2011

    Rythme de vie et réflexion personnelle...

    Je souligne souvent l’importance de la réflexion personnelle pour le survivaliste… Pour survivre, nos ancêtres (préhistoriques… et autres) n’avaient pas plus de fourrure, de griffes et de crocs que nous. Ils utilisaient leur matière grise.
    Ce faisant, ils coopéraient, s’entraidaient…
    Face à une situation « urgente », ils répondaient par une réaction immédiate et adaptée ; ils utilisaient aussi leurs capacités cognitives pour des réflexions plus « lentes », pour prévoir les réserves pour l’hiver par exemple.



    Aujourd’hui, c’est comme si les humains avaient perdu leurs belles capacités. Pressés par un rythme de vie trépidant, nourris au jour-le-jour par la grande distribution, plus aucune réflexion n’est nécessaire.
    Face à une situation grave, l’individu est considéré comme une victime, impuissante, inutile, une vraie larve… (cette victimisation me dégoute !). Face à l’hiver ? Nul besoin de faire des réserves ! Les magasins sont toujours pleins, leurs rayons exhibant leurs nourritures transformées dans de beaux emballages luisants de plastique. (Je n’ai rien contre la nourriture sous plastique, je vis avec mon temps… je subis quoi… parce quand on a goûté un légume qui sort du jardin, la nourriture industrielle ressemble vaguement à des croquettes pour chien…) Face à une crise, les individus sont là encore des consommateurs victimisés, soit-disant incapables de prévoir quoi que ce soit…
    Toujours est-il que la réflexion a perdu sa place dans nos vies. D’ailleurs, ne dit-on pas d’un enfant qui réfléchit « trop » qu’il est « un intello » (ceci étant censé être une insulte) ? Un adulte qui réfléchit « se pose trop de questions »…



    J’aimerais rappeler les (immenses) avantages de la réflexion personnelle :
    • face à une situation, je peux réagir de façon individuelle, selon ce qui me plait, m’arrange ou m’avantage personnellement, moi et/ou ma famille ;
    • lors d’une crise, je ne rajoute pas à ma détresse (physique) la détresse morale d’avoir perdu « mes repères » ; si je pense de façon individuelle, je construis mes propres repères ; je suis indépendant ;
    • j’ai le plaisir intellectuel de réfléchir sur un sujet, d’observer tous les tenants et les aboutissants, et d’en tirer des conclusions ; exercer son cerveau est agréable, comme faire du sport (et je ne parle pas de sport scolaire hein, mais d’un sport que vous aimez, n’importe quelle activité physique !)



    Malgré tout, réussir à avoir une réflexion personnelle est très difficile aujourd’hui.
     Pourquoi ? Notre mode de vie, notre société, tout nous pousse à abandonner cette voie…

    Consommer, consommer, consommer, c’est plus facile que de de réfléchir !
    Comme on dit avec ma meilleure amie « cessons de penser pour dépenser ! ». Acheter le premier objet qui nous fait envie, de façon compulsive, parce que sa publicité nous a plu, ou que l’objet évoque quelque chose pour nous, c’est un suicide intellectuel ; chaque satisfaction d’un « besoin » nourrit un autre « besoin » (ces besoins en sont rien d’autres que des envies « glorifiées »…) ; chaque achat appelle l’achat d’un objet « mieux » ; c’est la logique de la société de consommation.
    Il faut se lasser de l’objet précédemment adoré, ou qu’il casse (alors qu’il pourrait avoir une longue durée de vie), afin de nourrir le désir. Ainsi, les gens (adultes) restent éternellement des bébés, incapables de voir au-delà de leur désir immédiat…


    En se levant à 6h tous les jours, pour se coucher à 22-23h, comment voulez-vous trouver le temps de penser ??
    • Le rythme de vie « trépidant », artificiellement créé par notre société, permet de « contrôler » les « pulsions de réflexion ». Personne ne peut avoir envie de réfléchir alors qu’il se lève tôt, travaille, se dépêche de manger, de faire des achats, puis s’avache devant la télé pour se « libérer l’esprit ».
    • La télé n’a pas que des défauts (on peut y apprendre plein de choses), mais y rester scotché pendant des heures ne donne rien, n’apprend rien, ne stimule rien. Elle abrutit, abime les yeux, et donne des pulsions d’achats à ceux qui sont sensibles aux pubs… (cf plus haut, la consommation…)
    • L’électricité, qui est une merveille sous plein d’aspects, nous permet de rester actifs bien après le coucher du soleil (et de se lever bien avant pour ceux qui sont matinaux). Sauf qu’un animal diurne, comme l’homme, n’est pas fait pour être actif H24. Il a besoin de suivre les rythmes naturels des journées, des saisons, bref, du soleil. La lumière électrique nous permet de ne pas nous fracasser les orteils en allant faire pipi la nuit, mais elle nous stimule aussi plus qu’il ne le faudrait : on est actif tard, on a du mal à dormir, on est déréglé… La fatigue physique influence beaucoup la réflexion : tout simplement, quand on est fatigué, on n’a pas envie de « se prendre la tête » ; on réfléchit moins. (Ne me faîtes pas dire que je suis contre l’électricité, hein ! Je dis juste qu’avec tout ce qu’on a à faire, l’électricité nous « permet » d’être actif plus longtemps… et donc d’être plus fatigué)
    • La société nous « inculque », à tout instant de notre vie, à faire confiance aux « autorités ». Réfléchir soi-même est discrètement décrit comme stérile : à quoi peut-il servir de réfléchir, quand des gens « compétents » peuvent vous donner des réponses toutes faites ? Cet endoctrinement commence à l’école, où les élèves doivent écouter sagement un maître d’école pas forcément intéressant ni stimulant… et cette situation dure toute la vie : les « personnes compétentes » sont toujours celles ayant des diplômes, des papiers, des patins et des couffins validés par ce même système. Pour avoir des diplômes, je peux vous dire qu’ils ne récompensent en rien l’intelligence, la réflexion… C’est à peine s’ils garantissent des savoirs appris par cœur…
    Ces besoins artificiellement créés et ce rythme de vie (censé permettre de les satisfaire) sont le premier obstacle à la réflexion personnelle. Les barrières mentales, construites depuis l’enfance, sont le second.



    Réfléchir ne coûte rien à celui qui mène la réflexion, et peut rapporter beaucoup…

    « Tiens, j’ai du terrain, et j’ai envie de légumes et de fruits frais. Je vais investir un peu d’argent et de temps dans un verger et un potager. Ainsi j’aurai des fruits et des légumes frais chez moi, ce qui est agréable. Je n’aurai pas à en acheter (au moins pendant une partie de l’année).
    Comme je ne sais pas trop jardiner, je vais me renseigner. Mais je vais commencer par des choses simples, sans y mettre trop d’argent : si ça rate, ça ne sera pas dramatique. Si ça réussit, je garderai des graines et j’en ferai plus l’année suivante ; j’en garderai pour l’hiver.
    Si je veux des graines de mes plantes, je ne dois pas prendre de plantes hybrides « F1 » (car elles ne peuvent se reproduire). Je ferai attention en les achetant. Si je fais des graines, je dois aussi faire attention à la façon dont je dispose mes plantes : si elles sont trop proches, les plantes de la même espèce s’hybrideront, et ce n’est pas forcément ce que je veux… » etc etc…
    Ceci peut être votre réfléxion lorsque vous vous lancez dans le jardinage.

    Une réflexion coûte du temps, c’est vrai.
    Mais il est plein de tâches, même « dans le meilleur des mondes », qui ne sont pas passionnantes et permettent de réfléchir en même temps. Quand vous lavez votre linge fragile à la main, que vous étendez, repassez… Quand vous faîtes le ménage, la vaisselle… Tous ces moments « vides » sont bien utilisés si vous réfléchissez en même temps.
    D’ailleurs beaucoup de « moments creux » dans la journée peuvent aussi permettre de faire des petits exercices de sport ; si vous n’êtes pas très « en forme », c’est très agréable de sentir son corps « répondre » à des petits mouvements pas difficiles à faire (je ferai un article sur cette forme de « remise en forme à la maison »)

    Réfléchissez à ce que des réflexions bien menées peuvent vous faire gagner !
    Ce n’est pas étonnant que notre société de consommation n’encourage pas la réflexion personnelle : si tout le monde réfléchissait, les magasins feraient faillite ! Les gens ne feraient plus d’achats compulsifs ; ils produiraient beaucoup chez eux ; l’Etat serait « ruiné », car il ne taxe pas (encore) les idées !!! Il devrait augmenter énormément ses taxes sur l’artisanat…



    Mais comment prendre l’habitude de penser ???


    Tout simplement, il faut se donner le droit, mentalement, de penser.
    Qui ne s’est pas déjà dit « arrête de penser à ci ou ça, ça ne sert à rien » ? A part l’auto-flagellation dépressive, toutes les pensées servent ! ^_^ Si vous ne savez pas encore « pourquoi » vous pensez à un sujet, ce n’est pas grave ; gardez les conclusions de votre réflexion « dans un coin », elles vous serviront bien un jour.
    Dites-vous que l’Etat ne taxe pas (encore ^^.;;) l’espace cerveau ! Profitez-en !!! *rire*

    Une fois par jour, essayez de penser à un sujet.
    Pensez à quelque chose que vous avez lu ou vu. Réfléchissez : est-ce plausible/probable/véridique ? Pourquoi ? Comment ? Que puis-je en apprendre ?
    Cette « mécanique », qui semble difficile au premier abord, deviendra rapidement une seconde nature. Vous vous surprendrez à penser « en parallèle » à tous ces points en même temps…

    …Et ce conseil n’est que personnel, mais il me soutient tous les jours : quelles que soient les sombres conclusions de vos pensées (car les évènements du monde moderne sont rarement joyeux), soyez positif !!!
    Si le sujet est triste, tirez-en des conclusions pour qu’il n’arrive pas chez vous ; s’il est difficile, pensez à la chance que vous avez d’être en vie/avec votre famille/etc etc…
    Avancer dans la vie demande de la motivation ; la motivation n’est pas innée ; elle n’est pas livrée « en paquet cadeau », comme ça… Pour être motivé, il faut vous motiver ! Concluez chaque réflexion par votre « point positif », et vous pourrez avancer.

    jeudi 24 mars 2011

    Ma FleurCup adorée !

    J'ai soudain eu envie de vous présenter un élément important -voir indispensable- de mon équipement féminin de survivaliste... Ma FleurCup adorée !!
    La FleurCup est une coupe menstruelle... pour faire simple, elle se place comme un tampon et retient le sang. On l'évacue (le sang, pas la cup!) dans les toilettes avant de rincer la coupe. Il ne reste plus qu'à la réinsérer. Si les manipulations peuvent paraître compliquées, dites comme ça, il n'en est rien!



    Les coupes menstruelles ont plein d'avantages:
    • on ne se trimbale pas 3 boites de tampons ou de couches (pardon, serviettes) dans son sac. D'un point de vue "légèreté", c'est appréciable. Si on pense "évacuation", ça devient impératif.
    • une coupe dure une dizaine d'années, grosso merdo... même si elle coûte 20 ou 30€ à l'achat, au bout de 10 ans elle est largement rentabilisée.
    • une femme consomme 2 à 3 coupes dans sa vie... je n'ose même plus aller chercher le nombre de serviettes/tampons que ça fait. Si on pense aux siècles qu'il faudra à l'environnement pour digérer ces tonnes de déchets sanguinolents et plastifiés, berk!
    • pour celles qui ont l'organisme/les muqueuses un peu caractériels, les tampons/serviettes provoquent des irritations, des macérations... enfin des choses pas agréables. Une coupe ne provoque rien de tout ça. Une fois qu'on a pris "le tour de main" (1 journée pour moi), on l'enlève et la remet en restant assise sur les toilettes (sans se mettre de sang partout *rire*), et on peut faire tout le sport qu'on veut sans fuite si inconfort. Qui dit mieux??
    Et puis ma FleurCup, elle est super mignonne, et ça dans toutes les couleurs!!!! *rire*
    ...élégante jusqu'à la couleur qu'on peut choisir...

    C'était le "coup de cœur" du jour!

    Liens:

    mercredi 23 mars 2011

    Examens médicaux et humanité

    Depuis quelques temps, je passe des examens médicaux (divers et variés)…

    En allant chez le gynéco, j’ai été choquée.

    Je me suis retrouvée face à un homme ne parlant même pas français, incapable de me dire quoi faire. D’ailleurs il ne semblait même pas essayer. J’ai eu soudain l’impression de meugler dans une langue inconnue, telle une vache devant l’inséminateur… >_> (Maintenant ça me fait rire, mais sur le coup, pas tellement…)
    Je me suis installée ô combien confortablement (inconfort inné à l’examen) Je me suis « instantanément » trouvée avec un échographe dans une partie intime et sensible de mon anatomie. Devant la « non-coopération » de mes organes internes, le boucher en question a bourriné jusqu’à me faire pleurer de douleur, me félicitant d’un « ah, on voir là utérus, beau utérus ». Mes plaintes concernant son appareil maltraitant mon col de l’utérus n’ont pas changé grand-chose.
    Puis il a pris plaisir à photographier mes ovaires un à un… J’avais l’impression qu’il y prenait plaisir, et qu’il le faisait durer ! Quand enfin la torture a été finie, il était étonné que j’ai souffert…

    Aujourd’hui, ça fait 2 jours, et j’ai encore des douleurs.



    Pourquoi faut-il que certains praticiens de santé se sentent tout-puissants par rapport au corps de leurs patients ??!!
    Pourquoi est-ce que quand vous dites « j’ai mal », il faut que la personne appuie (fermement) à l’endroit désigné ? (entre autres)

    Est-ce qu’un peu d’écoute, de compréhension et de douceur, c’est trop demander ??

    Ils sont peut-être spécialistes, mais je vis avec mon corps H24… comme tout le monde. En prêtant un peu attention, je sais ce qui me provoque des irritations de peau, des désordres intestinaux, etc etc… Somme toute, tout le monde peut écouter son corps : il suffit de prêter attention aux réactions face à la nourriture, le climat, le soleil…
    Par exemple, vous savez si votre peau aime ou non le soleil : soit elle bronze toujours, ne brûle que très rarement, soit elle brûle au début, puis bronze sans soucis, soit… etc etc… Vous cous connaissez et pouvez agir en conséquence : écran total, ne pas se mettre au soleil aux heures les plus chaudes…
    Pour ma part, j’ai la chance d’avoir une pau qui bronze toujours, même si je suis assez « blanche » ; en fait je suis d’une teinte « jaune » assez bizarre… mais je profite du soleil comme un lézard, alors je ne me prive pas ; par contre après un long hiver sans jamais me mettre la peau à l’air, je prends quelques précautions au début des expositions ; ensuite j’hydrate, je huile, mais je ne prends pas de précautions spéciales. Je deviens « chocolat », mes cheveux éclaircissent et mes yeux foncent. J’ai vu ça au fil des années, et maintenant que je suis adulte, mes réactions face au soleil restent constantes. Sûrement, quand je vieillirai, j’observerai à nouveau des changements… peut-être ma peau aura besoin de plus d’hydratation ; ou alors elle bronzera moins vite… que sais-je encore ? Mais je ferai attention aux messages de mon corps, et je m’adapterai.

    Chacun peut, de la même façon, se connaître, et s’arranger pour « plaire » à son corps.



    Je me demande TOUJOURS pourquoi les « spécialistes » se privent des connaissances que les gens ont pu accumuler au fil des années.

    Quand j’y réfléchis, il y a plusieurs raisons.
    • D’abord, on leur farcit la tête de belles théories, de normes sans appel…
      Ces chiffres et ces schémas deviennent le remplacement des chiffres et des corps réels.
      Il est plus facile mentalement de se pencher sur un bout de viande, que sur un corps qui souffre, c’est évident. Cette « dépersonnalisation » est un signe de souffrance morale : quand on ne peut plus dire « je soigne des gens » mais « je m’intéresse à une pathologie », pour moi il y a un soucis au niveau de l’humanité de la personne. En gros, les médecins, infirmiers (et autres) ont tellement peu de temps et d’énergie à consacrer à leurs patients, qu’ils « abattent » le travail, sans penser aux individus… Ils souffrent (du manque de temps et de reconnaissance…) donc ils ne peuvent pas apporter de soin à ce qu’ils font aux gens.
      En plus il est plus facile de comparer des chiffres face à une norme, que des gens par rapport à leurs spécificités (tout le monde n’est PAS dans la norme)
    • En plus, il y a la culture : la médecine occidentale moderne est une médecine de symptomologie. Je veux dire par là que si on peut traiter les symptômes pour les faire disparaître, mais sans avoir à chercher trop loin la cause… c’est parfait !
      Ça fait vendre des médicaments, des opérations, des appareils de rééducation… les gens se sentent assistés, appuyés, deviennent dépendants… tout le monde est content !
    • Notre civilisation aime mettre une hiérarchie et un ordre précis en tout : les patients sont des malades, ils subissent leur maladie et ne peuvent rien y faire ; ils sont impuissants ; les spécialistes eux sont tout-puissants de savoir ; ils ont donc forcément raison concernant les patients (qu’ils n’ont pas besoin d’écouter).
      Cette hérarchisation est enseignée dès le plus jeune âge, à l’école, où la future élite a de bonnes notes, et le reste du troupeau des mauvaises. On enseigne ainsi aux petits qu’il faut que les « mauvais » respectent toujours l’avis des « autorités ». Ainsi va l’ordre. Aller contre lui, vouloir penser, réfléchir, chercher, c’est tout simplement faire du désordre…



     
    Quand je vois ce mélange de facteurs, je me demande comment va notre médecine.
    Quelque part, elle est à l’image de notre société : elle veut donner une image de modernité, de richesse, de perfection… quand on s’y plonge, on réalise à quel point elle traite de façon parfois inadaptée ou incomplète, qu’elle cause des « effets secondaires » terribles…
    Pourtant la majorité s’y soumet en la couvrant de louanges : « nous sommes civilisés », « nous avons la médecine », « gloire à nous », « que ferions-nous sans elle ? »

    Oui, sans « aucune » médecine, on ne vivrait pas aussi vieux. Mais surtout on ne consommerait pas autant. *sourire*