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lundi 6 juin 2011

Compétences médicales de base

Je veux parler ici de compétences vraiment faciles à écquérir pour peu qu'on n'ai pas les deux mains dans des moufles. *rire*

Elles peuvent être utiles pour soigner un bobo, patienter en attendant des secours, mais aussi apporter des soins à vos animaux (car les soins sont rarement disponibles pour eux...)

Cet article n'a pas pour but de remplacer un médecin ou d'inciter à le faire!!
Il ne présente que des palliatifs, en cas d'urgence, à n'utiliser qu'en connaissance de cause! Ne jouez pas aux apprentis médecins!

D'abord, il s'agit de savoir porter un diagnostic simple:
  • observer les symptômes visibles mais aussi discrets (couleur de la peau, sueur...);
  • écouter les rythmes du corps (respiration, pouls, mouvements oculaires...);
  • savoir interroger intelligemment la personne (si consciente/cohérente) et/ou son entourage/les témoins.
Ensuite il faut connaître un minimum de maladies/malaises/soucis... Ainsi, il est possible d'identifier le ou les problèmes rencontrés.
On ne traite pas de la même façon une personne en état de choc parce qu'elle vient de se faire une fracture, et une personne frigorifiée (hypothermie)... même si les 2 sont apathiques et avec la peau froide! (la personne avec une fracture peut très bien ne pas parler de sa blessure! c'est du déjà vu)

Il serait trop long de présenter toutes les pathologies et bobologies existantes, alors je vais en développer quelques unes des plus courantes dans les posts suivants:
  • la brûlure ou le vilain coup de soleil (**** ce que ça fait mal!!!);
  • la coupure/dermabrasion;
  • la fracture/luxation;
  • l'occlusion intestinale/les difficultés digestives;
  • la diarrhée/gastroentérite
  • ...

jeudi 26 mai 2011

Les plantes, le premier chaînon de la vie...

Ou plus exactement "les plantes photosynthétiques, le premier chainon de la vie" (car toutes les plantes ne photo-synthétisent pas).

La photosynthèse est une réaction chimique complexe (comme toute chimie! *rire*) qui permet à l'organisme qui la pratique de créer de la matière organique grâce à l'énergie du soleil! En simple, la plante prend des minéraux du sol, des éléments de l'air... et la magie opère dans ses feuilles exposées à la lumière du soleil!

Les plantes (et certaines bactéries) permettent par la photosynthèse de changer le minéral (de la pierre quoi!) en animal... Or les animaux n'assimilent que très difficilement ce qui est minéral. Les plantes permettent de nourrir de nombreux animaux. L'ensemble nourrit l'humanité.


Même si l'élevage est "tentant" pour le survivaliste, à long terme, les plantes sont les plus importantes... Elles sont la base sans laquelle rien ne peut se faire! Ce n'est pas rien.

Imaginez que ces plantes, parfois immenses (comme les arbres) peuvent être issues de graines aussi fines que de la poussière... (chez le coquelicot des champs, 1gr de graines en contient 10000!!!)


Tout ça pour dire "cultivez des plantes". *grand sourire* C'est un acte de création qui répond à beaucoup de mes "philosophies de support", et je l'espère aux vôtres.
  • Je suis survivaliste. Cultiver des plantes, mais aussi les répandre dans la nature, c'est m'assurer que j'aurai, à long terme, de la nourriture. Pour moi, mais aussi pour les gens autour de moi. Plus de nourriture veut dire moins de compétition pour la posséder. Plus de nourriture veut dire assez pour nourrir des animaux... et donc une nourriture variée, riche...
    Tout ça permet d'envisager l'olduvaï (fin du pétrole disponible) avec l'esprit assez serein: si les besoins alimentaires et de logement sont remplis, le reste ne peut être considéré que comme un "accessoire", du luxe.
  • Je suis pour la biodiversité. Je trouve que la Nature est une "mère" merveilleuse sur laquelle beaucoup d'humains crachent, qu'ils violentent... alors qu'elle est juste elle-même. Elle nourrit tous ceux qui la respectent, elle et les systèmes qu'elle crée. J'aime l'imiter et je profite ainsi de sa générosité. En plantant des espèces dites "anciennes" (juste non-OGM et n'ayant pas besoin d'intrants puants), je reconstruis de tels systèmes. Je m'assure que mon système ne va pas contre la Nature, mais avec elle. Ainsi j'ai moins de travail pour produire ces bonnes choses qui me nourriront.
  • J'aime la bonne nourriture. En plus de simplement permettre de "survivre", la nourriture est ce qui nous construit, physiquement, mais aussi moralement. Manger une bonne nourriture, savoureuse, variée, permet de ne pas avoir de carences alimentaire. Cette nourriture est aussi un réconfort moral à ne pas négliger. Nous vivons dans une époque où les gens engouffrent des "choses" insipides (que je n'ose pas appeler "aliments").
    Déguster du radis, croquant, sorti de terre, sur une tartine de vrai pain dont les chaumes ont ondoyé au soleil, avec une couche de beurre venant de vaches que vous avez vu paître, heureuses et détendues... ça n'a pas le même goût qu'un radis n'ayant jamais vu que des radis sur des hectares, dans un sol désert traité aux chimiques, avec du beurre plein de colorants pour pallier au jour que les vaches n'ont jamais vu... et un pain sec et sans goût, venant d'un petit monstre de blé de 60cm de haut nourri aux engrais phosphatés... et "pétri" par des mains de métal automatiques...
  • Le goût est important; les éléments nutritifs le sont aussi (et peut-être plus encore!); mais les actes qui ont permis de produire la nourriture le sont aussi. En cultivant, je remplis ces trois points de façon très satisfaisante.
Aujourd'hui, l'échange des semences "traditionnelles" est interdit. Seules sont autorisées les semences "du catalogue". Ce catalogue est un ramassis de variétés "contrôlées" par le lobby des semenciers.
Être un "pirate vert" et cultiver ces plantes, que l'État veut faire s'éteindre, est un des meilleurs actes de désobéissance civique qui puisse être fait! Pas de destruction, que de la production d'aliments sains (pas besoins d'intrants avec ces plantes!)... et c'est interdit car ça en rapporte pas d'argent!

De la même façon, dire "le purin d'ortie, c'est bien" est interdit. Car il n'est pas permis de faire l'apologie de préparations phytosanitaires non vérifiées par les industriels. Et vous pouvez vous douter qu'ils ne risquent pas de tester leur innocuité pour les autoriser!! Va ferait perdre de l'argent en limitant l'emploi des pesticides, fortifiants, et autres préparations douteuses qui elles, sont tout à fait légales. Irritantes, toxiques, cancérigènes, mais elles, elles ont été "testées" par un laboratoire (dépendant de l'industriel), qui a dit "tout va bien, vendez!".


Pour plus d'info:

jeudi 5 mai 2011

Survivaliste... forcément végétarien??

Dans une optique de survie, on pense aux aliments les plus facilement produits, en grande quantité, de façon sûre... et qui suffisent pour maintenir en vie. Dans ce cas, le végétarianisme semble adapté.
Pour ma part, je ne suis pas végétarienne (et encore moins végétalienne). J'assume avec un haussement d'épaules la "culpabilité" de manger d'autres créatures (viande, poisson).
D'un autre côté, quand on mange un fromage, on mange des petites bactéries qui n'ont rien demandé...
Et même en mangeant une graine, on ne peut éviter de manger les micro-organismes qui sont dessus; et d'ailleurs, la graine, elle est une forme de vie! Veut-elle être mangée?...
Passons mon raisonnement (par l'absurde!) sur le régime alimentaire...


Je voudrais tout simplement que les gens qui ne supporteraient pas de tuer un animal ne mangent pas la viande de pauvres bêtes industrielles.
Souvent séparés de leur mère dès que possible (poussins sans maman, mammifères nourris au bibi sous un seau...) ils n'ont jamais pu faire autre chose que de se marcher les uns sur les autres dans des conditions horribles... Leur reproduction? Forcée par la luminosité et des "compléments" douteux dans l'alimentation... Leur mort? Plus horrible encore! Serrés comme des sardines dans les camions, une partie meurt de soif et de faiblesse, piétinée... La mort "légale" est presque pire: les gens qui mettent à mort sont des employés, peu leur importe la VIE à laquelle ils doivent mettre fin. Ils blessent, sans pitié, avant que la mort ne vienne, entourée de terreur, de cris et de sang...
Si vous ne supportez pas l'idée de tuer un lapin, ne mangez pas de viande!! Mais ne m'empêchez pas (moi qui suis sans coeur!) de mettre fin à la vie d'un animal. Moi, je ne l'aurai pas fait souffrir toute sa vie. Je fais même en sorte qu'il en profite! Et je prendrai soin de rendre sa mort aussi inattendue et indolore que possible. Ainsi, pas de peur, pas de blessures et de souffrances... Et moi j'ai ma viande. *sourire*

La consommation de viande a plusieurs qualités:

  1. La viande apporte des protéines facilement digestibles et disponibles pour l'organisme. Consommée en quantité raisonnable, elle est un atout pour la construction et la réparation de notre corps. (Comme tout, trop de viande provoque des maladies, comme la goutte...)
  2. Les animaux sont un "stockage frais" de nourriture. En hiver, lorsqu'il ne reste que quelques feuilles (épinard...) et des féculents, une viande rôtie est un vrai aliment "frais" qui met du baume au coeur.
  3. Tout simplement, une bonne viande est un plaisir qui se déguste. Ça remonte le moral! C'est un argument important dans une optique de survie à long-terme.
De plus, un humain est un animal (si si) omnivore et ô combien opportuniste. Ce qui nourrit l'humain, c'est... tout ce qui passe! Autant y prendre du plaisir en mettant en scène chaque aliment!

Aujourd'hui, j'aimerais écrire quelques mots sur l'élevage domestique d'un pont de vue "survivaliste". Il s'agit donc d'un élevage aussi autarcique que possible (où on produit la nourriture sur le terrain).
Comme je suis une "idéaliste" qui n'aime pas martyriser les animaux -même ceux que je vais manger!-, je cherche à leur offrir des conditions de vie agréables, qui collent au mieux à leurs besoins.



Ainsi, mes animaux ne vivent pas cloîtrés dans des petits logements individuels, sur une grille, avec comme unique occupation une gamelle, et la rencontre occasionnelle avec un membre du sexe opposé (mais uniquement pour la reproduction!)

Mes animaux vivent aussi libres que possibles.
Les poules sont libres, ou dans des parcs extérieurs (poules avec poussins... j'ai des oiseaux de proie chez moi....) Lorsque c'est la période des semis, et qu'elles me saccagent tout... *soupire*, elles vont en tracteur à poule! (Une grande cage posée sur le sol là où je veux qu'elles grattent)
Les lapins et les cochons d'inde vivent en groupes de reproducteurs. Les jeunes, une fois séparés (pour éviter une reproduction "sauvage", sont par groupe de sexes. Ainsi, ils peuvent avoir les interactions normales dont ils ont besoin avec d'autres individus: on obtient des animaux actifs, attentifs, et pas du tout peureux! (contrairement aux lapins de clapier qui bondissent au moindre bruit) D'ailleurs je me refuse à élever des lapins/cobayes dans des cages en grillage: ils ne peuvent rien ronger, la cage est vide... en plus d'être seul, ils n'ont aucune jouet ou nourriture longue à manger... Chez moi, c'est "clapier amélioré", c'est à dire grand clapier ouvert sur un parc. L'intérieur est un abri apprécié lorsqu'il fait trop chaud, trop froid ou trop humide.
Les canards et les oies font littéralement leur vie. Ils sont libres, et rentrent s'abriter quand ils le veulent, et pour dormir. Ils ne font aucun dégâts aux cultures, à part peut-être aux salades, mais celles-ci sont dans le potager...
La chèvre (bientôt "les") est à la chaîne. Oui oui! La journée, elle est attachée à un long câble pour molosses, qui lui permet de brouter tout ce qui est à sa portée. Elle entretien ainsi les bordures des haies, les bosquets de ronces, et tond les vieilles chaumes d'herbe.
Les cochons ont des chambres faiblement illuminées et bien tempérées. Ils ont en permanence accès à leur "cour" enherbée. Dès qu'il y a des récoltes de faîtes, ils sont mis sur le bout de champ (avec la Super Clôture Electrique Anti-Fuites) pour labourer. Ils mangent les dernier tubercules, les insectes, larves et autres... Ils me fument le bout de terrain en même temps. Ils peuvent se dérouler dans la gadoue autant qu'ils en ont envie.
Les pigeons -qui vont bientôt arriver- seront logés dans une grande volière (pour les animaux de reproduction) ou des petites volières par 6 ou 12 (pour les jeunes non accouplés). Ils y auront des nids abrités et tempérés, et une promenade extérieure pour profiter de l'air de la campagne.

Les animaux mangent aussi naturel que possible. Cette année, nous achetons leur nourriture (céréales principalement): les cultures n'ont pas encore grandi! Dès cet hiver et surtout l'année prochaine, les animaux profiteront des délicieuses nourritures qui poussent sur le terrain...

Tout ça pour dire que si l'élevage est le premier "poste" auquel on pense... souvent cette autonomie n'est qu'une illusion: devoir acheter la nourriture pour élever ses lapins, ce n'est pas faire un élevage autarcique! S'il n'y a plus de nourriture, il faudra abattre!... Bof bof...
Tout en pensant à l'élevage, il faut construire une agriculture durable, efficace et intégrée. Cultiver des patates par tonnes si vous n'avez que des oiseaux est ridicule! Par contre si vous avez des cochons, c'est logique...
Nous construisons ainsi notre "écosystème domestique" en fonction de nos goûts et du terrain.

mardi 5 avril 2011

FFOMECBLOT

FFOMECBLOT est un acronyme issu du monde militaire (qui se prononce "fomecblote") Il sert à se rappeler toutes les choses à prendre en compte pour un camouflage réussi:
  • Fond: c'est le facteur primordial du camouflage pour la majorité des gens ; en effet, les humains sont des animaux très visuels ; le camouflage doit donc prendre en compte le "fond", qui est l'environnement ; on ne se camoufle pas de la même façon en ville (milieu urbain, grisâtre), dans une campagne verdoyante (verte et brune), et dans un désert (sable beige...)....
  • Forme: une des clés du camouflage, c'est de brouiller les formes  l'œil humain est attiré par les formes "connues" (silhouette humaine, véhicule...)  dissimuler ses formes avec des tâches de couleur, des tissus (cheish), etc... c'est ralentir voir éliminer leur perception... il faut voir pour ça les tenues "buisson" des tireurs d'élite, qui dissimulent totalement leur forme pour les transformer en touffe d'herbe...
  • Ombre: une ombre, c'est une forme... mais les ombres nécessitent un soin particulier; si le soleil est rasant, des ombres disproportionnées peuvent trahir l'avancée d'un convoi plus sûrement que s'il klaxonnait... de la même façon, un humain sur le haut d'une crête, soleil dans le dos, est comme "souligné" par son ombre...
  • Mouvement: le mouvement attire le regard de tous les prédateurs; nos yeux, placés sur le devant de notre visage, sont faits pour repérer le mouvement; un déplacement doit donc se faire à couvert, sinon il est visible "comme le nez au milieu de la figure"... se déplacer de nuit est une solution comme une autre...
  • Éclat: LE point qui trahit pas mal de gens qui essaient de se camoufler, c'est l'éclat de leur matériel; leurs gamelles brillent, mais aussi leurs lunettes, leurs piquets de tente, et tout ce qui est en métal; c'est une des raisons pour lesquelles les armes militaires sont en "oxyde noir", un noir mat qui ne reflète pas le soleil;
  • Couleur: se balader en rose fluo dans la nature n'est pas très discret; pour se camoufler, il faut adopter les teintes de l'environnement; la plupart des tenues "cam" sont vertes, brunes... (si elles sont destinées à la campagne), beiges, marron clair... (pour le désert), ou grises (pour le cam urbain)
  • Bruit: même si l'humain est un animal "visuel" principalement, une personne expérimentée (soldat, ou tout simplement randonneur...) pourra reconnaître les bruits "normaux" de son environnement, et ceux qui viennent d'activités humaines: paroles, claquement de matériel, de gamelles... c'est la raison pour laquelle la plupart des convois ont lieu dans le silence; un moteur est aussi particulièrement bruyant; attention: le vent porte le bruit de la même façon qu'il porte les odeurs!
  • Lumière/Lueur: ce n'est pas pour rien que la lumière est utilisée pour faire des signaux, de nuit, ou pour se signaler... rien n'est plus visible, de nuit, qu'une lueur de feu de camp ou de lampe-torche; si vous voulez vous dissimuler au mieux, oubliez les lumières artificielles; en plus, elles "abîment" votre vision nocturne, qui met environ 40min à être optimum! Dommage... Truc: pour lire une carte, utiliser de la lumière rouge évite que l'œil ne s'habitue!
  • Odeur: l'odeur de gasoil, par exemple, trahit le passage d'un convoi motorisé... mais l'odeur de cigarette peut faire le même effet; des gens particulièrement sales peuvent se sentir (et on sent leur campement); l'odeur de fumée d'un feu de camp est aussi un indice immanquable de la présence de gens... Bref si vous voulez limiter les odeurs, restez propre tout en bannissant les parfums, et gardez votre campement nickel; si vous faîtes un feu, enterrez-le ensuite sous de la terre mouillée afin d'étouffer toute odeur...
  • Traces: les traces, justement, permettent de pister une personne ou un groupe; les premières auxquelles on pense sont les traces de pas; elles sont plus ou moins présentes selon le sol, marquées dans la terre humide, elles s'efface totalement dans les graviers, sur la roche, ou la terre dure... Mais les traces laissées derrière le passage d'un groupe sont aussi parlantes: elles peuvent "dénoncer" le nombre de personne, la composition du groupe (hommes/femmes, présence d'enfants, armement...); ainsi pour être camouflé au mieux, il ne faut rien laisser trainer derrière soi; ni déchets de nourriture, sacs plastiques, douilles/étuis de munition... RIEN.
Être FFOMECBLOT, c'est apprendre à laisser le moins d'indice de son passage.
 Face aux équipements existants (thermiques..), de telles précautions peuvent paraître inutiles, mais prendre de bonnes habitudes (par exemple en randonnant) permet de ne pas attirer l'attention plus que nécessaire sur ses activités.
Le jour où vous voudrez vous exfiltrer d'une situation "kipu-un-max" sans vous faire repérer, vous serez content d'avoir de bonnes habitudes de discrétion... et si toute votre petite famille a acquis le réflexe de ne pas faire de bruit, de ramasser ses affaires, bref, d'être discret... Probablement vous sauverez vos vies en limitant la casse.

Allez, il fallait bien que je fasse un petit article survivaliste "pur et dur", quand même!! *rire*

    lundi 4 avril 2011

    The Myst

    Ce week-end, j'étais bloquée du dos. J'ai donc levé le pied concernant le jardinage et les travaux de force, et j'ai parfait ma maigre culture filmesque.

    J'ai donc regardé The Myst, film tiré d'une nouvelle de Stephen King...


    ATTENTION SPOILER

    The Myst raconte l’histoire d’un père et de son fils… après une forte tempête qui abime leur maison, ils se rendent au supermarché pour acheter de la nourriture et de quoi bricoler les dégâts (en attendant les réparations des professionnels). Là, ils se trouvent bloqués à l’intérieur par un étrange brouillard. Chimique ? Naturel ? L’armée, les pompiers… tous semblent mobilisés, mais personne ne sait pourquoi.
    La peur gagne les gens alors qu’une femme bigote se met à prêcher, expliquant qu’il s’agit de l’Apocalypse.
    Lorsqu’un jeune homme est emmené dans le brouillard par des tentacules monstrueux, les quelques témoins ne peuvent en croire leurs yeux. Ils essaient d’expliquer le danger aux autres, mais personne ne veut les croire.
    La nuit, les choses empirent alors que des « moustiques » de la taille de chats se posent sur les vitres du magasin. Les lumières les attirent… Et leurs prédateurs arrivent ; ils passent accidentellement à travers la devanture, et prennent goût à l’humain. Une jeune femme est piquée à la gorge par un « moustique » et meurt étouffée…
    3 militaires étaient bloqués dans le magasin. 2 d’entre eux se pendent dans l’arrière-boutique, terrifiés à l’idée que les autres personnes ne les pensent responsables : en effet ils étaient au courant d’expériences visant à ouvrir une fenêtre sur une autre dimension. Les monstres dans le brouillard viendraient de là.
    La frénésie religieuse est à son comble : le dernier soldat présent est gravement blessé à coups de couteau, avant d’être jeté dehors « en offrande » à la bête.
    Le père et son fils, soutenu par un petit groupe, décident de fuir à la nuit tombée. Un agent du magasin leur a préparé des sacs de nourriture près d’une caisse. Mais la bigote veille, et tente de les faire jeter en pâture aux monstres. Elle finit une balle dans la tête.
    Le petit groupe s’enfuit alors à travers le parking, où ils perdent quelques membres aux monstres tapis entre les voitures. Ils passent, en partant, devant la vitre du magasin : les anciens dévots de la prêcheuse les regardent avec envie et désespoir.
    La maison du père et de son fils est une ruine couverte des toiles des araignées monstrueuses… Le cadavre de la mère y est suspendu… Ils partent alors « aussi loin que leur essence les mènera ». Ils ne traversent que du brouillard et de la désolation : tous les véhicules qu’ils dépassent sont arrêtés sur le bord de la route, passagers morts à l’intérieur, ou manquant…
    Une fois en panne d’essence, les 2 hommes du groupe décident d’utiliser une « solution finale ». Terrifiés par les grondements des monstres, invisibles dans le brouillard, tout autour d’eux, ils décident d’utiliser les 4 munitions qui leur restent pour se suicider. Comme ils sont 5, le père se « sacrifie » en tuant les autres, puis reste sans moyen de défense, ni appui humain.
    Il sort de la voiture afin de s’offrir comme appât aux monstres. Et au lieu de voir sortir une créature du brouillard, c’est un char, suivi de multiples camions chargés de survivants. Des militaires à pied, en combinaison NRBC, lance-flamment les nids d’insectes autour du convoi.
    Il a tout perdu, et a même tué ceux qu’ils aimait, par pur désespoir.



    Ce film est pour moi un « modèle » de comportement humain en cas de stress, surtout en groupe :
    • les gens, en groupe, ne réfléchissent pas par eux-même ; ils suivent « l’autorité », il peut s’agir d’un médecin, d’un avocat, et beaucoup plus souvent d’une personne religieuse. Suivre un « guide » leur donne une impression de contrôle, de puissance, de cohésion ;
    • en cas de stress ou de choc, les gens ne pensent plus de façon raisonnable ni constructive. Ils n’ont plus de raisonnement correct (« il se passe ceci parce que cela, je vais donc faire comme ça… »). Ils n’ont pas non plus de comportement de protection (stockage spontanné de denrées alimentaires, de médicaments, d’outils… calfeutrage dans une pièce…)
    • tout individu qui essaie de penser et de raisonner est vu comme un « fou » dangereux » ; à plus forte raison s’il était dans le vrai depuis le début, il devient la personne à abattre car elle dérange l’illusion de société reconstituée à huis-clos ;
    • le désespoir est le pire ennemi lorsqu’on essaie de réagir de façon à survivre à une situation dramatique, d’autant plus si cette situation est incompréhensible ; les gens sont « nez dans le guidon », ils ne voient plus au-delà de leurs réflexes… ce qui mène invariablement dans le mur… Dans le film, les survivants auraient pû siphonner de l’essence sur l’un des multiples véhicules arrêtés au bord du chemin ; ça n’aurait surement pas été pire que de se suicider, surtout qu’il restait quelques munitions. Ils auraient aussi pû chercher un abri « intéressant », comme un autre centre commercial, afin d’avoir des réserves de nourriture, de boisson, de médicament, et pourquoi pas des outils utilisables comme armes… Toutes ces possibilités, ils ne les ont pas vues car ils avaient intégré, inconsciemment ou non, les paroles concernant l’Apocalypse de la bigote.
    Même s’il ne s’agit que d’un film, les réactions humains sont plutôt bien dépeintes (comme dans tous les Stephen King d’ailleurs !)

    On peut tirer quelques conclusions utiles :
    • si on se retrouve bloqué avec des éléments perturbateurs dans un groupe humain, il vaut mieux, dès que possible, évacuer vers un autre endroit : les gens dont le premier danger en cas d’enfermement de (plus ou moins) longue durée, surtout sous stress ; essayer de les convaincre ne sert à rien : s’ils ne sont pas sensibles à la raison en temps normal, ils le seront encore moins en situation de stress ;
    • en cas de stress, il faut se forcer jusqu’à le faire comme une seconde nature, à stocker un minimum, et plus si possible ; toujours garder sur soi un sac avec le minimum (outil, eau, feu, médocs…) et garder à portée de main un sac de vivres, est une grande aide pour survivre à toute situation (effondrement de l’abri, évacuation d’urgence…) Ce réflexe n’en n’est pas un, il le devient lorsqu’on y pense consciemment ; pourtant il peut sauver des vies ;
    • réfléchir est notre arme majeure en tant qu’humains ; si réfléchir de façon négative peut mener au désespoir (et au suicide, comme dans le film), réfléchir de façon constructive et créative permet de vivre ; la réflexion aurait permis aux gens de se calfeutrer dans des locaux sans fenêtre afin de ne pas attirer les « insectes » du brouillard ; elle aurait tout simplement évité qu’ils ne laissent les lumières allumées (ce qui attirait les insectes, de façon logique) ; les fuyards auraient ensuite pû siphonner de l’essence pour aller plus loin ; ils auraient aussi pû décider de prendre refuge dans un autre commerce (car ils connaissaient la région) afin de s’abriter les monstres, mais aussi d’avoir des réserves ; de plus les armureries sont légion aux Etats-Unis : trouver des munitions n’était qu’une question de réflexion et de volonté…
     
    J’avais déjà réfléchi aux « clefs de la survie » d’un point de vue comportemental, mais ce film me les a confirmées :
    • une fois une « situation d’urgence » déclarée, et jusqu’à ce que tout soit redevenu « normal », toujours être prêt ; ceci entend être prêt mentalement (pas de drogue, d’alcool…), mais aussi physiquement (paquetage prêt à être saisi…) Si on ne peut pas être « en alerte rouge » tout le temps, il est important de ne pas baisser sa garde lorsqu’il y a une vraie situation… Être préparé correctement en temps normal (kits prêts à être utilisés) permet de faire face à une situation de crise au plus vite…
    • une tentative de convaincre les autres est le maximum à donner : face à un groupe opposant, il ne sert à rien de perdre son temps à essayer de le convaincre. Il vaut mieux prendre ses cliques et ses claques, du matériel (tant qu’aucun leader ne veut se l’approprier), et dégager ailleurs ; cet endroit précis où vous étiez tous n’est pas forcément mieux qu’un autre, bien au contraire ;
    • dans beaucoup de crises, c’est la trop grande concentration de personnes au même endroit qui provoque les plus grandes pertes humaines : l’absence d’hygiène, les conflits inter-humains, etc etc… Se partager en plusieurs plus petits groupes, chacun dans un abri, est souvent plus adapté ;
    • quelle que soit la situation foireuse dans laquelle vous êtes, qu’elle soit compréhensible ou non… ne désespérez pas ! Si vous êtes encore en vie, c’est une chance ! Ne la gaspillez pas ! Profitez-en pour survivre un maximum. Dans le film, c’est le désespoir de ne jamais en sortir qui les pousse au suicide ; si un jour vous êtes dans une « big deep shit » (« belle grosse merde » en français *rire*), ne vous laissez pas abattre ! L’humain a toujours été une espèce inventive et robuste, c’est ce qui lui a permis d’arriver jusqu’à aujourd’hui.



    De façon pratique, que faire en cas de crise ?
    Tout dépend de la nature de la crise en question !

    Dans le film, la crise n’est pas immédiatement identifiée.
    D’abord, le brouillard pourrait être naturel, descendant des montagnes après une grosse tempête.
    Rapidement, on pourrait penser qu’il s’agit d’un brouillard chimique, plus ou moins toxique (les gens qui y partent ne reviennent pas, personne n’en sort en tout cas…)
    Mais dès qu’on parle du « monstre aux tentacules », le brouillard semble « surnaturel ». Quoi qu’il en soit, il faut estimer les risques réels : d’abord, le brouillard empêche de voir le danger venir ; ensuite, le brouillard dissimule des « monstres » de différentes tailles, du petit « moustique » à l’immense monstre à tentacules.
    Connaissant ces risques, il apparaît nécessaire à court terme de se calfeutrer dans un abri aussi solide que possible, avec un maximum de réserves, en faisant le moins de bruit et de lumière. FOMECBLOT donc… (=le plus discret/camouflage possible)
    Étant donné qu’il n’y a pas de radio ni de nouvelles institutionnelles, on peut alors se questionner sur la venue d’une aide d’état… Rassembler des armes pour résister à moyen terme devient indispensable.
    Si de l’aide ne venait pas, à long terme, il ne faut pas paniquer : une organisation correcte permettrait de cultiver et d’élever de quoi se nourrir, au-delà des boites de conserve ; il faudrait pour cela se déplacer vers des bâtiments de type agricole, les nettoyer des « locataires du brouillard », et les renforcer. Les sorties en extérieur nécessiteraient d’éliminer les créatures les plus petites, et de guetter les plus grandes…
    Quoi qu’il en soit, la survie serait possible. Comme je le disais plus haut, les humains sont des survivants.

    De la volonté, de l’intelligence, une bonne organisation, voilà les clés de la survie !

    mercredi 30 mars 2011

    Préparation et priorités

    Quand j’ai découvert le survivalisme, j’ai eu un moment de « panique »…
    Que de risques de toutes sortes ?! Comment les prévenir ??


    Les risques doivent trouver une réponse en fonction de plusieurs critères.

    Le premier critère d’appréciation est la probabilité d’apparition de ce risque.
    Selon l’endroit où vous vivez, vous risquez un tremblement de terre, un tsunami, une tornade…
    Selon votre situation professionnelle, vous risquez plus ou moins le chômage…
    Selon votre santé, vos ascendants, vos expositions, et la malchance (!!!), vous risquez plus ou moins la maladie…
    Lorsque vous classez ces risques par ordre décroissant de possibilité, vous avez une bonne idée de ce contre quoi vous devez vous protéger.

    Ensuite, ces risques peuvent être réels, mais comment s’en protéger ?

    Les solutions demandent plus ou moins de moyens.
    Pour se prémunir contre les risques de perte de revenu (chômage, arrêt maladie longue durée…), avoir un fond de roulement de quelques miliers d’euro, des réserves de nourriture, et pourquoi pas une production (œufs, légumes…) permet de « tenir » sans plonger dans la misère. Ces précautions peuvent se faire petit à petit, sans gros investissement. Evidemment il faut être économe et ne pas « tirer le diable par la queue »…
    Pour se protéger d’un incident nucléaire ou chimique, là par contre, il faut plus de moyens… ou compenser avec beaucoup de temps. Un abri antiatomique (et donc antichimiques) est une construction de taille. Elle doit se faire en profondeur. Elle nécessite un stockage d’eau important en taille ; la nourriture, les équipements, des graines, et pourquoi pas quelques animaux doivent y trouver leur place…
    Si des solutions « light » qui protègent tout de même existent, l’abri « de base » est un vrai investissement. Êtes-vous sûr de vouloir y mettre tout cet argent ? L’avez-vous ? Ne préférez-vous pas l’investir ailleurs ?
    C’est la priorisation de votre protection qui est en jeu. A quoi servirait un magnifique abri antiatomique en béton armé, enterré à 5m de profondeur… s’il n’y a rien dedans ?!!

    Si tous vos moyens partent dans une seule protection, vous vous dénudez totalement sur un autre sujet. C’est exactement comme une armée qui ne peut tenir 15 front en même temps. Parfois, il peut être nécessaire de « minimiser » un risque, ou de lui donner une réponse moins chère, mais suffisante : d’autres risques existent, il ne faut pas se focaliser.
    Surtout, il ne faut pas minimiser le risque –qui existe pour tous les humains de la terre- d’accident corporel ou de maladie. Que vous soyez la personne touchée, que ce soit votre compagnon, ou toute autre personne de votre famille ou de vos proches, c’est une dure réalité à ne pas ignorer. S’y préparer peut permettre de venir en aide à sa famille si celle-ci n’avait rien prévu : le survivalisme gagne là des lettres de noblesse (et probablement des membres).



    Ces règles sont à appliquer en fonction de chaque cas particulier… chaque lieu, chaque situation, chaque famille/groupe/clan…

    Dans notre cas, les risques sont classés comme suit :
    1. problèmes de santé, accident, perte de revenu, dépense imprévue;
    2. coupure d'électricité, d'eau, routes bloquées (les hivers sont froids et parfois neigeux);
    3. augmentation du coût de la vie, plongée dans la misère de la classe moyenne (dont nous faisons partie) ; désordre social qui en suivrait;
    4. risque nucléaire: nous sommes à moins de 100km d’un chapelet de 3 centrales nucléaires, le long de la Loire, qui alimentent en électricité toute la région… donc risque de privation en électricité, eau courante, etc etc…

    Comme nous achetons notre maison, nous n’avons pas des moyens « de folie ». Nous sommes aussi très pris par le travail, ce qui donne une préparation parcellaire et « désorganisée » : en effet nous jouons les opportunistes et nous fournissons en matériel lors des soldes, promotions, vide-greniers etc etc…

    Contre le risque de dépense imprévue (etc etc), nous avions un fond de roulement. Grand bien nous a pris d’avoir de l’argent de côté, car un accident de voiture nous a provoqué de nombreux frais. Si aujourd’hui nous sommes légèrement dans le rouge d’un point de vue financier, la situation aurait pu être bien, bien, BIEN pire si nous n’avions rien prévu.
    J’en tire la conclusion que nous n’avions pas prévu assez… En recomplétant nos réserves, nous serons plus prévoyant !

    L’augmentation du coût de la vie, nous la voyons tous les jours.
    Nous avons décidé d’investir « intelligemment » à nos yeux : dans une région où le prix de l’immobilier est très bas, les risques naturels quasi-inexistants, la densité de population faible, nous avons acheté une vieille ferme avec du terrain. Cet investissement immobilier est notre « préparation » principale en terme de coût.
    Évidemment, ce n’est pas le tout d’acheter 2 hectares et de laisser une friche dessus !
    Nous rénovons doucement la maison pour qu’elle devienne aussi autonome que possible. Elle est chauffée au bois, grâce à de solides poêles d’occasion. Nous allons refaire tout son système de ventilation, de desserte en eau (du puits), etc etc…
    Les travaux semblent sans fin, et pourtant ils sont nécessaires !
    Le terrain est lui aussi chouchouté : défriché grâce au solide appétit d’un couple de jeunes chèvres (dont nous attendons un excellent lait dès l’année prochaine), il est planté au fur et à mesure avec des arbres fruitiers, des légumes, etc etc… Les plantes existantes, sauvages ou non, sont conservées et soignées. Une basse-cour chasse les insectes et les rongeurs surnuméraires, tout en fournissant œufs, viande…
    Contre cette misère qui gagne la couche moyenne de la société, nous ne pouvons opposer qu’une « résistance » passive, et de la préparation à visée autarcique/autonome.
    Nous achetons ce qui est nécessaire ; nous appliquons sans dogmatisme une certaine décroissance… ce qui n’est pas nécessaire est superflu. Nous ne poussons pas à l’extrémisme : un petit plaisir est toujours autorisé !
    Nous investissons par contre dans des outils, des graines, des plantes, etc etc… bref tout ce qui peut nous servir. Nous mettons en place notre production domestique, afin de retrouver le « confort » alimentaire des fermes d’il y a quelques décennies.

    Nous avons « volontairement » négligé le risque nucléaire.
    Pourquoi ?
    D’abord, notre cave a été murée par les précédents propriétaires… Nous sommes en travaux, nous allons donc la récupérer. Selon son état (profondeur, voutes…) nous aviserons. Pour l’instant, il est prévu qu’elle serve (naturellement) de réserve. Un abri y prendrait éventuellement place (si nos moyens nous le permettent).
    Ensuite, nous n’avons pas les moyens de faire autre chose que ce qui est prévu, et en cours… la récupération de la cave.
    Nous savons donc que notre préparation est quasi-nulle… On ne peut pas être partout en même temps : la crise sociale, le coût de la vie qui explose, nous semblent des risques beaucoup plus réels et probables qu’un éventuel soucis de centrale nucléaire. Bon, si on a tort, on grillera… *grand rire* C’est la vie…



    Surtout, la préparation ne doit pas devenir une panique : dans les pays occidentaux, la civilisation en place peut nous déplaire par bien des aspects, mais elle a le mérite de nous fournir un certain confort. Un retour à une pensée « adulte », « mature », « prévoyante » ne se fait pas du jour au lendemain !
    Se martyriser est le meilleur moyen de « ne pas tenir ». La survie, ça passe aussi (et surtout !) par un état d’esprit volontaire et positif. Avancer doucement et sûrement dans sa préparation, c’est ainsi qu’on construit les meilleures fondations.

    Pour être positif, il faut apprécier les choses.
    Pour ma part, j’adore la campagne, jardiner et m’occuper des animaux ; la partie autarcique de notre préparation a donc été toute naturelle !
    Contempler, de temps en temps, l’œuvre accomplie, est un bon moyen de faire le point et de se motiver ; il ne faut pas « voir le verre à moitié vide », mais bien « à moitié plein ». Tout ce qui est fait n’étant plus à faire, il est bon de le constater et de s’en satisfaire. Ensuite, on peut améliorer et compléter.

    En vrac, les choses qui me font plaisir…
    • nos animaux : la basse-cour avec les oies, canards de barbarie, poules cous-nus et poules nègres-soies… les lapins… mais aussi la pouliche, la  chienne
    • le terrain qui progresse : les pâtures sont à nouveau en bonne herbe enrichie de plein de plantes sauvages et domestiques, le potager avance avec les plantes achetées et installées cette année…
    • des pièces d’équipement « disparates » : nécessaire de pêche, outils de jardinage et bricolage, etc etc…
    • plein de connaissances acquises dans divers domaine : santé, cuisine, conservation des aliments, bricolage, rénovation, jardinage…

    Bon courage !

    lundi 28 mars 2011

    Rythme de vie et réflexion personnelle...

    Je souligne souvent l’importance de la réflexion personnelle pour le survivaliste… Pour survivre, nos ancêtres (préhistoriques… et autres) n’avaient pas plus de fourrure, de griffes et de crocs que nous. Ils utilisaient leur matière grise.
    Ce faisant, ils coopéraient, s’entraidaient…
    Face à une situation « urgente », ils répondaient par une réaction immédiate et adaptée ; ils utilisaient aussi leurs capacités cognitives pour des réflexions plus « lentes », pour prévoir les réserves pour l’hiver par exemple.



    Aujourd’hui, c’est comme si les humains avaient perdu leurs belles capacités. Pressés par un rythme de vie trépidant, nourris au jour-le-jour par la grande distribution, plus aucune réflexion n’est nécessaire.
    Face à une situation grave, l’individu est considéré comme une victime, impuissante, inutile, une vraie larve… (cette victimisation me dégoute !). Face à l’hiver ? Nul besoin de faire des réserves ! Les magasins sont toujours pleins, leurs rayons exhibant leurs nourritures transformées dans de beaux emballages luisants de plastique. (Je n’ai rien contre la nourriture sous plastique, je vis avec mon temps… je subis quoi… parce quand on a goûté un légume qui sort du jardin, la nourriture industrielle ressemble vaguement à des croquettes pour chien…) Face à une crise, les individus sont là encore des consommateurs victimisés, soit-disant incapables de prévoir quoi que ce soit…
    Toujours est-il que la réflexion a perdu sa place dans nos vies. D’ailleurs, ne dit-on pas d’un enfant qui réfléchit « trop » qu’il est « un intello » (ceci étant censé être une insulte) ? Un adulte qui réfléchit « se pose trop de questions »…



    J’aimerais rappeler les (immenses) avantages de la réflexion personnelle :
    • face à une situation, je peux réagir de façon individuelle, selon ce qui me plait, m’arrange ou m’avantage personnellement, moi et/ou ma famille ;
    • lors d’une crise, je ne rajoute pas à ma détresse (physique) la détresse morale d’avoir perdu « mes repères » ; si je pense de façon individuelle, je construis mes propres repères ; je suis indépendant ;
    • j’ai le plaisir intellectuel de réfléchir sur un sujet, d’observer tous les tenants et les aboutissants, et d’en tirer des conclusions ; exercer son cerveau est agréable, comme faire du sport (et je ne parle pas de sport scolaire hein, mais d’un sport que vous aimez, n’importe quelle activité physique !)



    Malgré tout, réussir à avoir une réflexion personnelle est très difficile aujourd’hui.
     Pourquoi ? Notre mode de vie, notre société, tout nous pousse à abandonner cette voie…

    Consommer, consommer, consommer, c’est plus facile que de de réfléchir !
    Comme on dit avec ma meilleure amie « cessons de penser pour dépenser ! ». Acheter le premier objet qui nous fait envie, de façon compulsive, parce que sa publicité nous a plu, ou que l’objet évoque quelque chose pour nous, c’est un suicide intellectuel ; chaque satisfaction d’un « besoin » nourrit un autre « besoin » (ces besoins en sont rien d’autres que des envies « glorifiées »…) ; chaque achat appelle l’achat d’un objet « mieux » ; c’est la logique de la société de consommation.
    Il faut se lasser de l’objet précédemment adoré, ou qu’il casse (alors qu’il pourrait avoir une longue durée de vie), afin de nourrir le désir. Ainsi, les gens (adultes) restent éternellement des bébés, incapables de voir au-delà de leur désir immédiat…


    En se levant à 6h tous les jours, pour se coucher à 22-23h, comment voulez-vous trouver le temps de penser ??
    • Le rythme de vie « trépidant », artificiellement créé par notre société, permet de « contrôler » les « pulsions de réflexion ». Personne ne peut avoir envie de réfléchir alors qu’il se lève tôt, travaille, se dépêche de manger, de faire des achats, puis s’avache devant la télé pour se « libérer l’esprit ».
    • La télé n’a pas que des défauts (on peut y apprendre plein de choses), mais y rester scotché pendant des heures ne donne rien, n’apprend rien, ne stimule rien. Elle abrutit, abime les yeux, et donne des pulsions d’achats à ceux qui sont sensibles aux pubs… (cf plus haut, la consommation…)
    • L’électricité, qui est une merveille sous plein d’aspects, nous permet de rester actifs bien après le coucher du soleil (et de se lever bien avant pour ceux qui sont matinaux). Sauf qu’un animal diurne, comme l’homme, n’est pas fait pour être actif H24. Il a besoin de suivre les rythmes naturels des journées, des saisons, bref, du soleil. La lumière électrique nous permet de ne pas nous fracasser les orteils en allant faire pipi la nuit, mais elle nous stimule aussi plus qu’il ne le faudrait : on est actif tard, on a du mal à dormir, on est déréglé… La fatigue physique influence beaucoup la réflexion : tout simplement, quand on est fatigué, on n’a pas envie de « se prendre la tête » ; on réfléchit moins. (Ne me faîtes pas dire que je suis contre l’électricité, hein ! Je dis juste qu’avec tout ce qu’on a à faire, l’électricité nous « permet » d’être actif plus longtemps… et donc d’être plus fatigué)
    • La société nous « inculque », à tout instant de notre vie, à faire confiance aux « autorités ». Réfléchir soi-même est discrètement décrit comme stérile : à quoi peut-il servir de réfléchir, quand des gens « compétents » peuvent vous donner des réponses toutes faites ? Cet endoctrinement commence à l’école, où les élèves doivent écouter sagement un maître d’école pas forcément intéressant ni stimulant… et cette situation dure toute la vie : les « personnes compétentes » sont toujours celles ayant des diplômes, des papiers, des patins et des couffins validés par ce même système. Pour avoir des diplômes, je peux vous dire qu’ils ne récompensent en rien l’intelligence, la réflexion… C’est à peine s’ils garantissent des savoirs appris par cœur…
    Ces besoins artificiellement créés et ce rythme de vie (censé permettre de les satisfaire) sont le premier obstacle à la réflexion personnelle. Les barrières mentales, construites depuis l’enfance, sont le second.



    Réfléchir ne coûte rien à celui qui mène la réflexion, et peut rapporter beaucoup…

    « Tiens, j’ai du terrain, et j’ai envie de légumes et de fruits frais. Je vais investir un peu d’argent et de temps dans un verger et un potager. Ainsi j’aurai des fruits et des légumes frais chez moi, ce qui est agréable. Je n’aurai pas à en acheter (au moins pendant une partie de l’année).
    Comme je ne sais pas trop jardiner, je vais me renseigner. Mais je vais commencer par des choses simples, sans y mettre trop d’argent : si ça rate, ça ne sera pas dramatique. Si ça réussit, je garderai des graines et j’en ferai plus l’année suivante ; j’en garderai pour l’hiver.
    Si je veux des graines de mes plantes, je ne dois pas prendre de plantes hybrides « F1 » (car elles ne peuvent se reproduire). Je ferai attention en les achetant. Si je fais des graines, je dois aussi faire attention à la façon dont je dispose mes plantes : si elles sont trop proches, les plantes de la même espèce s’hybrideront, et ce n’est pas forcément ce que je veux… » etc etc…
    Ceci peut être votre réfléxion lorsque vous vous lancez dans le jardinage.

    Une réflexion coûte du temps, c’est vrai.
    Mais il est plein de tâches, même « dans le meilleur des mondes », qui ne sont pas passionnantes et permettent de réfléchir en même temps. Quand vous lavez votre linge fragile à la main, que vous étendez, repassez… Quand vous faîtes le ménage, la vaisselle… Tous ces moments « vides » sont bien utilisés si vous réfléchissez en même temps.
    D’ailleurs beaucoup de « moments creux » dans la journée peuvent aussi permettre de faire des petits exercices de sport ; si vous n’êtes pas très « en forme », c’est très agréable de sentir son corps « répondre » à des petits mouvements pas difficiles à faire (je ferai un article sur cette forme de « remise en forme à la maison »)

    Réfléchissez à ce que des réflexions bien menées peuvent vous faire gagner !
    Ce n’est pas étonnant que notre société de consommation n’encourage pas la réflexion personnelle : si tout le monde réfléchissait, les magasins feraient faillite ! Les gens ne feraient plus d’achats compulsifs ; ils produiraient beaucoup chez eux ; l’Etat serait « ruiné », car il ne taxe pas (encore) les idées !!! Il devrait augmenter énormément ses taxes sur l’artisanat…



    Mais comment prendre l’habitude de penser ???


    Tout simplement, il faut se donner le droit, mentalement, de penser.
    Qui ne s’est pas déjà dit « arrête de penser à ci ou ça, ça ne sert à rien » ? A part l’auto-flagellation dépressive, toutes les pensées servent ! ^_^ Si vous ne savez pas encore « pourquoi » vous pensez à un sujet, ce n’est pas grave ; gardez les conclusions de votre réflexion « dans un coin », elles vous serviront bien un jour.
    Dites-vous que l’Etat ne taxe pas (encore ^^.;;) l’espace cerveau ! Profitez-en !!! *rire*

    Une fois par jour, essayez de penser à un sujet.
    Pensez à quelque chose que vous avez lu ou vu. Réfléchissez : est-ce plausible/probable/véridique ? Pourquoi ? Comment ? Que puis-je en apprendre ?
    Cette « mécanique », qui semble difficile au premier abord, deviendra rapidement une seconde nature. Vous vous surprendrez à penser « en parallèle » à tous ces points en même temps…

    …Et ce conseil n’est que personnel, mais il me soutient tous les jours : quelles que soient les sombres conclusions de vos pensées (car les évènements du monde moderne sont rarement joyeux), soyez positif !!!
    Si le sujet est triste, tirez-en des conclusions pour qu’il n’arrive pas chez vous ; s’il est difficile, pensez à la chance que vous avez d’être en vie/avec votre famille/etc etc…
    Avancer dans la vie demande de la motivation ; la motivation n’est pas innée ; elle n’est pas livrée « en paquet cadeau », comme ça… Pour être motivé, il faut vous motiver ! Concluez chaque réflexion par votre « point positif », et vous pourrez avancer.

    jeudi 24 mars 2011

    Ma FleurCup adorée !

    J'ai soudain eu envie de vous présenter un élément important -voir indispensable- de mon équipement féminin de survivaliste... Ma FleurCup adorée !!
    La FleurCup est une coupe menstruelle... pour faire simple, elle se place comme un tampon et retient le sang. On l'évacue (le sang, pas la cup!) dans les toilettes avant de rincer la coupe. Il ne reste plus qu'à la réinsérer. Si les manipulations peuvent paraître compliquées, dites comme ça, il n'en est rien!



    Les coupes menstruelles ont plein d'avantages:
    • on ne se trimbale pas 3 boites de tampons ou de couches (pardon, serviettes) dans son sac. D'un point de vue "légèreté", c'est appréciable. Si on pense "évacuation", ça devient impératif.
    • une coupe dure une dizaine d'années, grosso merdo... même si elle coûte 20 ou 30€ à l'achat, au bout de 10 ans elle est largement rentabilisée.
    • une femme consomme 2 à 3 coupes dans sa vie... je n'ose même plus aller chercher le nombre de serviettes/tampons que ça fait. Si on pense aux siècles qu'il faudra à l'environnement pour digérer ces tonnes de déchets sanguinolents et plastifiés, berk!
    • pour celles qui ont l'organisme/les muqueuses un peu caractériels, les tampons/serviettes provoquent des irritations, des macérations... enfin des choses pas agréables. Une coupe ne provoque rien de tout ça. Une fois qu'on a pris "le tour de main" (1 journée pour moi), on l'enlève et la remet en restant assise sur les toilettes (sans se mettre de sang partout *rire*), et on peut faire tout le sport qu'on veut sans fuite si inconfort. Qui dit mieux??
    Et puis ma FleurCup, elle est super mignonne, et ça dans toutes les couleurs!!!! *rire*
    ...élégante jusqu'à la couleur qu'on peut choisir...

    C'était le "coup de cœur" du jour!

    Liens:

    mardi 22 mars 2011

    Bienvenue !

    Bienvenue sur mon blog!

    Vous trouverez ici mes réflexions sur "tout et rien", principalement sur notre société "civilisée"... mais aussi sur la psychologie, l'éthologie (le comportement)... et tous les sujets qui m'interpelleront (car ils sont nombreux!)
    En plus je suis une râleuse invétérée (je suis gauloise lol) donc il y a de quoi faire.
    Heureusement pour vous, je n'aime rien de plus que de donner des solutions contre ce qui me fait râler! Comme je me le répète souvent : "s'il y a des solutions, c'est que les problèmes sont sans gravité"...

    Vous pourrez aussi lire sur le survivalisme, ou précisément "mon survivalisme" (sans me la jouer "mein kampf"). ^_^
    En effet je ne vois pas la survie (à moyen et long terme) uniquement comme un combat. C'est peut-être parce que je suis une femme, mais je considère la survie comme principalement soutenue par la production de nourriture, de confort, etc etc...
    Les disciplines plus "viriles" (défense personnelle...), si elles sont nécessaires, ne servent à rien s'il n'y a rien à défendre!

    Enfin vous aurez compris, mon "survivalisme" me dirige toujours, plus ou moins directement, vers une certaine autarcie.
    Là non plus, n'imaginez pas une ermite vivant seule dans sa grotte. Les humains ont survécu jusqu'à nous donner vie car ils vivaient en groupe. Ils compensaient l'absence de moyens "modernes" par leur coopération...
    Je parlerai donc de l'autarcie d'un point de vue "récup'", bricolage, mais aussi troc, entraide...

    Bonne lecture!
    N'hésitez pas à commenter pour poser vos questions ou donner vos idées!